Haute Fidélité, de Nick Hornby, est l’un des rares livres que j’ai lus après avoir vu son adaptation cinématographique. C’était en 2000. A
l’époque, je ne connaissais rien de l’œuvre de Nick, j’aimais juste le comédien qui jouait le rôle de Rob, John Cusack. Cet été, au moment de choisir mes lectures d’été, je me suis souvenu de
certaines des scènes qui m’avaient bien plus, notamment cette manie du personnage principal et de ses acolytes de faire des listes musicales, comme le Top 5 des meilleurs chansons d’amour,
le Top 5 des chansons qui parlent de la mort, etc. Aujourd’hui, j’aimerais pouvoir vous dire combien j’ai aimé chacune des pages de ce livre, combien j’ai aimé ce style parlé, essoufflé,
imprégnant. Mais avant d’écrire cette chronique, je me suis souvenu de la mention inscrite à la page 2 : « traduit de l’anglais par Gilles Lergen ». Ce n’est pas le style de Nick Hornby que j’ai
aimé, c’est le style de Nick Hornby TRADUIT, donc adapté par Gilles Lergen. Ce n’est pas l’histoire, banale, ou les personnages, normaux, qui m’ont fait oublier les trajets de métro du mois de
juillet, c’est le phrasé, la façon de s’exprimer de l’auteur, qui pourrait tout autant s’appeler Nick Hornby que Gilles Lergen. De penser que j’ai lu du Nick Hornby mais que je ne peux pas
vraiment en parler parce que ça n’était pas vraiment lui non plus mais ce que Gilles Lergen a estimé être du Nick Hornby, ça me flingue. De penser que vu mon niveau d’anglais, je ne pourrais sans
doute jamais lire du Nick Hornby en en saisissant toutes les nuances et toute la profondeur, ça me flingue aussi. De penser que je pourrais dire la même chose de tous les ouvrages étrangers
rangés dans ma bibliothèque, ça me flingue encore plus. Suis-je condamné à lire Lolita Pille toute ma vie ?
En ce moment, je cherche un appartement. Petite précision : je cherche un appartement SUR PARIS. Ce détail n’est pas anodin, je m’en rends
compte chaque jour un peu plus. Au départ, plein de bonne volonté, je voulais acheter. Après tout, je ne gagne pas si mal ma vie, et tout le monde me rabache sans cesse qu’il faut acheter avant
trente ans, que l’immobilier a baissé, que le meilleur investissement, c’est la pierre, etc, la litanie habituelle des banalités sorties dans les diners quand le marronnier de l’immobilier
ressort entre fromage et dessert.
Je prends donc rendez-vous chez mon banquier, qui me connaît depuis des années, et lui explique mes projets. Et pour la première fois depuis le début de notre relation, je le vois sourire, que
dis-je, rire aux éclats, en lui exprimant ma volonté d’acquérir un trois pièces dans la capitale. Reprenant avec difficulté son sérieux, il me répond : primo, vous n’avez pas d’apport. Deuxio, la
durée de nos prêts n’excède pas trente ans. Or, il vous en faudrait sans doute dix de plus pour devenir propriétaire, et encore, dans moins de cinquante mètres carrés. « En revanche,
reprend-il, pour la banlieue, nous avons des taux d’intérêts très intéressants… » Du coup, j’ai acheté. Une polo. En banlieue.
Vu que la propriété m’était refusée, restait à me rabattre sur la location. J’ai trainé des heures sur pap, seloger, explorimmo, entreparticuliers, et autres sites remplis d’annonces aguicheuses
de trois pièces « très bien agencés », « ensoleillés », « refaits à neuf », « idéal pour jeune couple », etc. La visite est en général le temps de la révélation, comme, j’imagine, quand on drague
une fille sur meetic, et qu’on la rencontre pour la première fois. A ce moment, souvent, on se rend compte qu’elle sait se servir de Photoshop…
Quelques annonces parvenant tout de même à passer entre les mailles du filet de mes critères, je dépose un dossier. Et là, c’est le drame. Primo, il faut gagner plus de trois fois le montant du
loyer. Un trois pièces se situe en général aux alentours de 1500€. Il faut donc gagner au minimum 4500€ nets d’impôts. Mais ce n’est pas tout. Il faut également être en CDI, évidemment, mais
surtout être en CDI depuis plus d’un an. Autrement, il faut avoir un garant, qui lui aussi gagne plus de trois fois le loyer. En résumé, pour vivre dans la capitale, il faut être bourgeois,
installé, et fils de bourgeois installé. Louer est devenu quasiment aussi compliqué qu'acheter. Tout ceci me rappelle le sketch de Patrick Timsit sur les petites annonces immobilières. Le
revoir me donne du baume au coeur...
PS : Je précise que dans le Top 5 de mes humoristes préférés, Patrick Timsit arrive largement en tête. Je préfère ses pics provocatrices
et cyniques aux vannes drôles mais trop lisses à mon goût de Gad Elmaleh ou Jamel Debouzze, qui arrivent respectivement second et troisième, juste devant Florence Foresti, dont je ne me lasse
pas de revoir le spectacle en DVD. En cinquième, je fais un pari : Tomer Sisley. Durant son spectacle, je pleurais de rire. Il n'est bien évidemment pas au niveau des autres, mais encore
jeune...Ce classement ne tient évidemment pas compte des humoristes morts et/ou américains...
David Benaym fait partie de ces passionnés de l'écrit, de la presse, des médias, de la couleur et de l'odeur du papier, de la technologie,
du progrès et de l'information. Depuis quelques années, il est également passionné de danse. Rien d'étonnant donc à le voir marier ces deux amours pour monter un magazine de danse et de culture
baptisé sobrement Movment, et édité aux States. Rien de tel qu'une Inter(net)view pour faire connaissance avec ce journaliste intrépide qui n'a pas l'habitude de mâcher ses mots avant de les
écrire.
A quel âge as-tu tapé sur ton premier clavier d’ordinateur ? 10 ANS ET DEMI, SUR L'Apple 2E de mon frere on apprenait le basic, mais ca nous servait a rien!
Quel est ton premier souvenir d’Internet ? 92, avec un ami de Paris, moi a Nice, on etait hallucine par les chatrooms et icq. On avait l'impression de vivre enfin dans notre
temps...
Le premier site sur lequel tu t’es rendu ? Aucune idee sincerement, mais je me souviens que cnn. com faisait parti des
premiers.
As-tu déjà vendu un objet sur EBay ? Lequel ? Oui, aux encheres, pour une organisation caritative, Dancers Responding to AIDS, j'ai vendu une toile geante peinte par les deux finalistes de
So You THink You Can Dance, la version Dance d'American Idol aux Etats Unis, qui faisaient alors la couverture de movmnt magazine.
Tu es plus Facebook ou MySpace ? Facebook
Mac ou PC ? Mac
Iphone ou Blackberry ? iPhone (3G ;-))
Sur quel site te rends-tu pour t’informer ? via ma selection de sites sur rss dans mon google reader, donc une multitude de sites.
L’url de site le plus drôle que tu ais vu ? ... HELP :-D ??
Ton coup de cœur web ? overlay. tv Si ca c'est pas du 3.0, je sais pas ce que ca va etre!
Le site que tu as blacklisté ? M6. fr pour la pauvre integration video pour les macs. Ca a peut etre evolue, mais
comme j'ai blackliste, je saurais jamais...
Ta dernière vidéo coup de cœur ? ivan, le video blog sur So You THink You Can Dance par un ancien participant.
Ta dernière vidéo coup de gueule ? Toutes les videos qui ont pour seul but de rendre des inconnus celebres qui n'ont aucun talent.
La dernière bonne idée que tu as trouvé sur le web ? Le system d'overlay sur youtube, overlay. tv etc qui integre commerce
electronique, liens actif etc...
A quoi ressemblera le web dans 10 ans ? A toi et moi, le web c'est au service de l'utilisateur, donc il ressemblera a notre mentalite du moment
Penses-tu que l’information (et donc les sites qui en traitent) doit être gratuite ? Depuis toujours un grand convaincu du gratuit... de qualite!
Quelles sont pour toi les stars du web : dans le monde ? En France ? Malheureusement, les inconnus celebres qui gagnent 15 secondes de "fame" a se rendre ridicule sur le net.
Quand tu n’es pas sur le web, que fais-tu de ton temps de cerveau disponible ? Je lis des magazines, vois des vrais gens dans des vrais room, pour avoir de vrais discussions...
Il y a dix ans, les champions du monde français jouaient à l’étranger, et tout le monde s’en plaignait. Aujourd’hui, les meilleurs
footballeurs bleus jouent dans l’hexagone. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Les journalistes de l’Equipe s’extasient sur les trois poumons de Jeremy Toulalan, comparent Benzema à Zidane
ET Ronaldo, et pourtant…et pourtant, l’équipe de France n’a pas passé les poules à l’Euro. Pourtant Lyon n’a jamais dépassé les quarts en Ligue des champions alors qu’elle pourvoit à la moitié
des joueurs de Domenech. Alors qu’est-ce que ça signifie ? Que si les meilleurs Bleus jouent désormais en Ligue 1, c’est parce qu’ils sont nuls et que les grands clubs européens n’en veulent
plus. Il n’y a guère qu’Arsène Wenger pour s’extasier devant le niveau technique « très au-dessus de la moyenne » de Samir Nasri. Résultat : Arsenal a le même genre de résultat que l’OL sur la
scène européenne.
Depuis deux saisons, la technique trouvée par les présidents de Ligue 1 pour ne pas laisser échapper les talents de notre championnat, c’est
de les vendre à Lyon ou à l’OM. Ainsi, Nice lâche Lloris et Ederson aux Gones, Koné aux marseillais, et Balmont à Lille. Mais en dehors de leur gardien, est-ce que le moindre club étranger
s’était manifesté pour l’une ou l’autre de ces pépites ? Pas vraiment…
Le pire, c’est que tous ces talents surcôtés s’arrachent à prix d’or. Ainsi, Paris est obligé de casquer 8 millions d’euros pour se
payer…Sessegnon ! Ben Arfa ? C’est 12 millions. En attendant, Aimar signe à Benfica pour la moitié. Si les clubs tricolores n’ont pas les moyens de se payer de stars, c’est certes à cause des
impôts, mais aussi parce qu’ils paient tellement chers les transferts qu’ils n’ont plus d’argent pour les salaires !
En la matière, une personne peut plaider coupable : Jean-Michel Aulas. Celui-là a complété déréglé la machine et fait exploser la masse
salariale de ses concurrents. Pour cela, il suffit qu’il se déclare intéresser par un joueur. Celui-ci n’ira pas à Lyon la plupart du temps mais se verra proposer une méga-prolongation pour
rester. Dans la foulée, ces petits camarades menaceront de quitter le club s’ils ne sont pas alignés. Ainsi, les Chamakh, Pauleta, Armand, Rothen ont pu changer de voiture grâce à JMA. Depuis, on
en entend quasiment plus parler…
Cette année, parions que les Gones seront pris à leur propre piège. A force d’acheter les meilleurs joueurs de Ligue 1 pour affaiblir leurs
concurrents, ils ont oublié que les Pjanic, Ederson, et autres Mensah n’avaient pas forcément le niveau pour affronter les grandes écuries européennes. Celles que JMA rêve de dominer dans les
années à venir et qui se demandent actuellement pour qui ils vont casquer 100 millions d’euros : Kaka, Robinho, ou Christiano Ronaldo ?
Le début de 2008 voit
Françoise Sagan revenir en haut de l’affiche. Intrigué par ce nom que Bernard Pivot citait avec admiration lorsque je m’endormais devant feu son émission, j’ai décidé de ce temps estival pour
lire l’un de ses romans : bonjour tristesse. L’histoire d’une jeune fille qui découvre les affres de l’amour, de la jalousie, et surtout de la manipulation. Une histoire finalement banale. Mais
quel style ! Quel bonheur d’engloutir chaque mot, chaque phrase, comme si l’on était soi-même une adolescente de dix-sept ans assoiffée d’amour – ce qui n’est pas évident lorsqu’on est, comme
moi, un barbu ventru de la trentaine. Bonjour tristesse fut un rayon de soleil de plus à mes vacances, celui qui m’éclairait le visage, lorsqu’allongé sur mon transat, j’en parcourais les
pages langoureusement. Au revoir, joie de mon été 2008…
Ce week-end, je zonais tranquillement devant mon écran plat 90 pouces, avachi sur mon canapé marron designé par Starck himself lorsque Fabrice
Eboué fait son entrée sur la scène du Jamel Comedy Club. S'ensuit un sketch de cinq minutes qui m'a fait pleurer de rire et que je ne peux donc m'empêcher de partager...
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