Ceux qui me connaissent savent que je cache dans mon tiroir de gauche un petit manuscrit intitulé Death Planner. Trop volumineux pour être une nouvelle mais trop léger pour qu’un éditeur le considère comme un roman, ce récit est resté là, honteux, étouffé sous un paquet de concepts TV invendus. Par manque de temps et de confiance, il n’est jamais parvenu sur le bureau d’une maison d’édition. Pas sur qu’il aurait retenu l’attention d’un comité de lecture.
Death planner est l’histoire – cynique – d'un jeune croque-mort fauché et opportuniste qui, faute de clients décédés,
propose aux vivants qui le souhaitent d'organiser la mort de leur rêve.
Pourquoi laisser le destin choisir le moment et les conditions de ce moment si important quand on peut décider du moindre détail de sa disparition? Choisir sa mort, son jour, son déroulement, tel
sera peut-être l’un des sujets de société promis aux prochaines générations, vieillissants dans le culte de la jeunesse éternelle, la peur du vide et de la ride, le règne de
l’apparence.
Destiné à l’oubli, Death Planner a quitté mon tiroir le jour où Michael Goldman a annoncé la création de My Major Company Books. Plus besoin d’éditeurs, mais de lecteurs.
Alors voilà, la balle est dans votre camp. Vous pouvez lire quelques extraits de death Planner là. Me demander en ami et devenir fan. Je serais également ravi que vous me fassiez part de vos remarques, conseils ou critiques.
Death planner is born.
Il restera toujours cette lumière blanche au fond d’une grotte, derrière les bambous.
Le minois insupportable de Kate. Le sourire enjôleur de James. Le charisme solitaire de Jack. Les yeux transparents de John. Les vannes de Hugo. Le regard noir de Sayid. La complicité des Kwon. L’air perdu de Ben. La tranquillité de Juliet. Le brushing raté de Claire.
Et Desmond, qui plonge dans le moindre trou qui se présente.
Il restera le logo Dharma. Les chiffres maudits que je joue chaque semaine à l’Euromillions. La bombe H. L’éternel Richard Alpert. Le vieux bourbon de Charles Wildmore. Drive Shaft. Le mythique Daniel Faraday. Miles l’escroc. Oceanic 815. L’Australie. Le cercueil du père de Jack. Celui de John. The others. La cabane de Jacob. Les bruissements de la jungle. Le message radio de Rousseau. Penny. 1977. Le chien. L’ours blanc. Le cheval. Les sangliers. Black Smoke.
Il restera un final sublime. Beaucoup de questions restent en suspens, mais leurs réponses auraient-elles comblé le vide que va laisser l’absence de la série ? J’ai un peu honte de le dire, c’est vrai, mais Hugo me manque. Merde.
Il restera des discussions, des méprises, des incompréhensions. Comment s’appelle the Monster ? Qui est leur mère ? Où est Walt ? Quel est le rôle de l’île ? Pourquoi certains peuvent-ils parler aux morts et d’autres pas ? Comment Jacob sort-il de l’île et pourquoi n’autorise-t-il pas son frère à faire de même ? Qui est vraiment Jacob ? C’est quoi cette lumière ?
Il restera des prénoms. Jack, Kate, Hugo, Sawyer, Sun, Charlie, Sayid, Claire, Juliet, Desmond, Ben, Aaron, Walt, Michael, Jacob.
Que vont-ils devenir ? Certains font déjà du cinéma. D’autres des pubs. Les meilleurs sont les héros de nouvelles séries.
See you in another life, bros…
Dans un mois et des brouettes, voire moins, Raymond Domenech va nous quitter. Par la grande ou la petite porte, il la prendra, ça c’est sur, peut-être même dans la gueule. Ca faisait six ans qu’il était là, posé sur le banc, l’air ailleurs, en train de penser à la pire manière de demander sa meuf en mariage ou d’élaborer des stratagèmes pour emmerder les journalistes. Cet été, pendant que l’Allemagne remportera la Coupe du monde, un sélectionneur plus blanc que Blanc viendra le remplacer, avec son CV en or et sa langue en bois, et on s’ennuiera sévère les lendemains de conférence de presse, quand les journalistes de l’Equipe lèche cul se pâmeront devant ses choix pas meilleurs ou pire que ceux de Ray, mais mieux présentés sûrement. A la veille de te voir disparaître à tout jamais dans les abysses du ballon rond, voilà pourquoi t’es le meilleur, Raymond Domenech.
Raymond fait l’unanimité
Contre lui, certes, mais l’unanimité quand même. Les journalistes le détestent, les pères de famille le critiquent, les femmes le trouvent trop vieux pour Estelle, les enfants lui jettent des bombes à eau quand il vient à passer sous leurs fenêtres…à côté de Ray, Nicolas Sarkozy est adoré. C’est dire.
Raymond est le Mourinho français
Un Mourinho raté, certes, mais un Mourinho quand même. Tactique ultra chiante à regarder, paranoïa aigue à l’égard des médias, et l’art de concentrer toute l’attention, au point qu’on lui reprocherait presque de rater des passes et de prendre des buts de poussins. Pourtant, c’est pas lui sur le terrain, c’est des mecs qui gagnent son salaire chaque semaine.
Raymond a enfilé des perles
Et pas des moindres. Qui a lancé Ribéry en équipe de France ? Et Gourcuff ? Et Lloris ? Et Gignac ? Bon, ok Gignac, c’était une connerie.
Raymond est une icône pop
Quel autre sélectionneur peut se targuer de faire la Une des journaux people, de se voir consacrer des livres, des enquêtes, une chanson de Catherine Ringer, et d’être plus célèbre que Patrick Bruel aux tables de poker de Deauville ?
Raymond vend du papier
Pendant des années, les journaux ont fait couler tellement d’encre sur ses choix hasardeux, la nécessité de le remplacer, de le recadrer, ses conférences de presse foireuses, son astrologie, le prénom de sa fille, et j’en passe. Le Français aime râler et Ray a donné du grain à moudre à 65 millions de personnes pendant 6 ans. Avec Blanc et son consensus mou, c’est la chute de l’Equipe annoncé.
Raymond est le roi de l’improvisation
Ca fait 6 ans que l’équipe joue de la même manière, et trois jours avant la Coupe du Monde, il décide de tout changer. Pour voir. Et ça marche.
Raymond est comme le Français moyen
Il ne s’y connaît pas plus en foot que les piliers de bar qui le critiquent. Mais faut pas déconner : un sélectionneur, c’est fait pour sélectionner. Alors il y va à la truelle, façon Star Ac : chaque fois, il en prend 30 pour en renvoyer 7 quelques jours plus tard. Ce qui est drôle, c’est que c’est souvent les mêmes qui rentrent à la maison. Ben Arfa, t’as pas compris que Ray te prenait pour un con ?
Raymond est courageux
C’est courageux de prendre 5 joueurs sur 23 qui n’ont jamais joué en équipe de France. C’est courageux de ne pas sélectionner Vieira, son capitaine. C’est courageux de ne pas sélectionner des mecs qui seraient titulaires dans presque toutes les autres sélections : Nasri, Benzema, Méxès…En revanche, c’est un peu naïf de croire qu’on peut gagner la Coupe du monde avec une équipe de Ligue 1.
D’abord, vous devez savoir que je ne crois absolument pas dans les chances de l’équipe de France. Ce n’est pas la qualité intrinsèque des joueurs qui est en cause, ni même celle du sélectionneur qui mine de rien est un sacré communiquant, mais juste l’atmosphère puante qui se dégage de ce groupe depuis longtemps. Egos surdimensionnés, affaires douteuses, blessures à répétition, jalousies, tout ça sent le sapin et il n’y en a pas en AfSud. Alors, le coq sortira-t-il des poules ? Ma réponse dans un prochain post, mais en attendant, voici la liste des 23 que je donnerais en pâture aux français si j’avais la chance de pouvoir la dévoiler à Laurence Ferrari, demain soir au 20 heures.
Gardiens :
Hugo Lloris : sans doute le seul Bleu indispensable. Capable d’écoeurer Messi et Torres à lui tout seul. Mais aura-t-il l’opportunité de les jouer ?
Steve Mandanda : n’a pas bossé depuis janvier et l’arrivée de M’Bia en défense centrale. Ne bossera pas non plus en juin.
Michael Landreau : parce qu’il n’est pas pour rien dans la forme olympique de Lille. Que Carasso n’est pas pour rien dans la forme déprimante de Bordeaux. Que Frey est périmé.
Défenseurs :
Abidal : seul joueur de niveau international au centre en l’absence de Gallas, qui déclarera forfait. Un peu gâché de l’utiliser en défenseur central quand ses centres sont si précis à Barcelone. Mais à gauche, il y a le meilleur : Evra.
Evra : dans 20 ans, il courra encore comme un lapin le long de la ligne, et Sir Ferguson, toujours là, sera encore là pour l’applaudir. La seule pile alcaline du groupe qui ne marche pas sur courant alternatif (modèle Ribéry).
Sagna : parce qu’à droite, il n’y a personne d’autre. Ni très bon centreur, ni excellent défenseur, Bacary est à l’image de cette équipe : mi-figue, mi-figue.
Escudé : parce-qu’il faut un blanc à chaque ligne et que Squilacci, quand même, faut pas déconner.
Cissokho : l’évolution la plus rapide depuis Ribéry. Assurément un futur grand joueur. Quand il aura quitté Lyon.
Fanni : va piquer la place de Sagna chez les Bleus et chez Arsène.
Boumsong : pour les points presse. Seul joueur de foot plus cultivé que les journalistes qui l’interrogent.
Les grands absents :
Méxès : fallait pas draguer Estelle, Philippe. Heureusement, Zahia est dispo en ce moment. Tu vas pouvoir te consoler.
Gallas : un mec qui est sur le point de signer au PSG, c’est un signe. Domenech, qui connaît le football, sait comme tout le monde, que William est désormais en pré-retraite.
Milieux de terrain :
Toulalan : le blanc de la ligne. Mais finira en défenseur central quand Escudé se sera pété une jambe en ratant un ballon.
Diarra Alou : futur capitaine des Bleus. Les équerres et le rapporteur de l’équipe. Dommage qu’il ait un compas dans l’œil.
Makélélé : plus âgé que Raymond Domenech lui-même, il acceptera de venir uniquement pour passer dire bonjour à son vieux pote Mandela.
Gourcuff : ça fait 6 mois qu’il trottine pour être sur de ne pas manquer la Coupe du monde. Si Bordeaux n’est pas champion, c’est parce qu’il l’a décidé.
Rémy : il met 15 buts depuis deux saisons. A Nice. Respect.
Govou : pour les putes, l’alcool, et le repli défensif.
Ribéry : jeu de passes, passement de jambes, introduction dans la surface, coup de rein : il a la palette pour toutes sortes de sports.
Valbuena : le profil idéal du joker qui rentre à la 80ème à chaque match pour foutre la merde.
Malouda : on dit qu’il y a embouteillage à gauche, mais cette saison, Malouda a mis tout le monde d’accord. A gauche, la paire Evra-Malouda a de quoi faire peur. A droite, la gueule de Ribéry aussi.
Les grands absents :
Vieira : avec Gallas, ça leur fait deux jambes et un cerveau. Future star du PSG ?
Lassana Diarra : le speach de Ray sur les égos et les coups de fusil, c’était pour lui. Sur qu’avec son melon, il l’a pas vue venir.
Flamini : il aurait mérité. Il joue dans une équipe chiante à mourir avec des vieux croulants toute l’année. Ca l’aurait pas tellement changé.
Nasri : fallait pas piquer la place de Titi dans le bus. Comme c’est Titi qui décide, Samir va avoir tout le temps de faire un tennis avec sa femme cet été.
Ben Arfa : sera appelé quand Cissé se sera pété une jambe contre la Chine.
Attaquants :
Henry : Domenech lui doit du fric. Seule explication de sa place de titulaire.
Anelka : le meilleur attaquant des Bleus, par abandon.
Gignac : le blanc de la ligne.
Cissé : le seul qui ait vraiment envie d’aller à la Coupe du monde. Pour se sortir de ce trou du Q du football qu’est le Pana.
Les grands absents :
Benzema : ne pourra pas venir : il sera en tôle pour s’être fait Zahia quand elle portait des couches et un cartable.
Gomis : le comique de répétition, c’est pas pour Ray.
Vous le connaissez sans doute : Thomas Clément fait partie de la tribu digitale que l’on appelle « blogueurs influents ». Mais le réduire à cette simple étiquette serait réducteur, car contrairement à d’autres, qui ne vivent que par et pour leur blog (Mry quel est ton boulot dans la vraie vie ?), Thomas est un ex-écrivain, ex-directeur général, ex-créatif, ex de Zahia (rumeur).
Aujourd’hui, l’homme qui porte deux prénoms et des lentilles a fondé son agence (NoSite), recruté le Denzel Washington de la toile (Ohmybloogness), et s’amuse tous les 15 jours à tomcaster des gens plus ou moins connus pour assouvir le vieux fantasme de l’ancien chroniqueur de Guillaume Durand qu’il est : faire de la télé.
Il n’est pas le seul à signer sa propre émission sur le net : DarkPlanneur, Mry ont aussi leur show plus ou moins régulier. Curieuse coïncidence, tous ces publicitaires en herbe qui veulent faire des émissions…
Le résultat n’est d’ailleurs pas toujours à la hauteur de l’attente des milliers de visiteurs uniques que comptent les blogs de ces hommes d’influence. Prenez le buzzomètre d’Mry : il a transformé sa chronique irrévérencieuse qui faisait grincer des dents tous les patrons d’agence en une sorte de talk-show tiède, dont le plateau cheap n’a rien à envier aux émissions du câble des années 90, et se contente de passer les plats en souriant niaisement quand ses sentences d’antan faisaient la pluie et le beau temps. N’est pas présentateur qui veut et le web ne recèle pas que des talents méconnus qui n’attendent que les producteurs audiovisuels pour éclater à la télé.
Thomas l’a bien compris, qui préfère poser des questions en se postant derrière la caméra plutôt que devant, ce qui lui permet de transpirer tant qu’il veut sans que ses 2000 followers ne s’en aperçoivent.
Après quelques jolis coups de programmation qui lui ont permis de pécho Marco Prince et Marco Dorcel, une rumeur insistante fait d’ailleurs état d’une possible arrivée des Tomcasts à la télé. On parle d’un magazine ovni qui mélangerait invités pokés sur Facebook, questions twittées, et ton décalé. Le 1er talk-show digital sur écran cathodique.
Avec mes 3 followers, je n’ai pas le réseau indispensable pour vous infirmer ou confirmer cette rumeur, mais si vous aussi, vous souhaitez que les TomCast passent à la télé, tapez là.
Règle n°1. En parler à ses collègues de travail.
Quand tu as annoncé fièrement un lundi matin que tu attaques le super régime protéiné du docteur Dukan, tu ne peux pas te défiler le lendemain en avalant un Mars à la photocopieuse. En plus, les filles te trouvent courageux. En plus, on te demande des nouvelles de ton calvaire tous les jours, même ton patron, qui réfléchit lui aussi à perdre son embonpoint, mais non patron, vous êtes parfaits. Grâce au régime, t’es pas à l’abri d’être élu employé du mois.
Règle n°2. Ne pas écouter leurs conseils :
C’est un régime yo-yo, tu vas voir, tu vas fondre, les régimes ça ne sert à rien, il faut faire du sport, moi je ne mange plus que des sashimis à midi et je n’ai pas pris un gramme, je crois que t’as pas droit aux amandes, c’est pas dans la liste, le plus dur c’est la phase 2, je te conseille de t’acheter des chewing-gums, moi j’ai perdu 12 kilos en 2 mois, moi j’en ai pris 2 en 4 jours.
Règle n°3. Réclamer des louanges :
Demander tous les soirs à sa femme si elle trouve qu’on a perdu du poids, et faire la gueule si elle ne s’extasie pas sur votre ceinture abdominale en lâchant un vieux « tu me soutiens jamais, je me demande pourquoi je continue ».
Règle n°4. Se peser plusieurs fois par jour
Ne retenir que le chiffre qui vous arrange : le soir, après le dîner, vous faites 73,3 alors que le matin, à jeun, vous ne dépassiez pas les 72 ? Extasiez-vous de perdre des grammes tous les jours et truquez les statistiques.
Règle n°5. Ne pas finir son assiette.
De toutes les façons, il n’y a rien d’intéressant à l’intérieur : de la feuille de salade pas assaisonnée, du poisson blanc au teint parisien, et une tomate bio. Au milieu du repas, ne pas oublier de dire : « j’ai plus faim » en vous jetant en arrière au fond de votre siège, phrase qui forcera l’admiration de la personne en face, envieuse de tant de volonté.
Règle n°6. Se fixer des objectifs raisonnables.
Ne plus toucher à un Caprice des dieux ou à un pot de Nutella est sans aucun doute un objectif trop élevé. A la fin du régime, promis, juré, craché, j’arrête le fenouil.
Règle n°7. Ne pas rater un miroir.
A l’instar d’une femme tout juste enceinte qui se regarde dans la glace toutes les dix minutes pour voir si ça se remarque, placez vous de profil devant n’importe quelle surface réfléchissante
pour admirer le dégonflement considérable de votre tour de taille.
Règle n°8. Ne pas être juif ou musulman.
Entre les aliments interdits par votre religion et ceux interdits par le docteur Dukan, il ne vous reste plus que l’eau. Même le pain sec est prohibé.
Règle n°9. Essayer d’anciennes fringues.
Ce vieux blouson en cuir qui traîne au fond du placard depuis quatre ans parce qu’un soir, la fermeture éclair a craqué, cette chemise préférée à qui il manque deux boutons au niveau du nombril,
égarés sous une table après un repas trop copieux, le costume de votre mariage, dont vous ne mettiez plus que la veste, et encore, sans la fermer. Nouvelle ligne, ancienne
garde-robe.
Règle n°10. Ne pas craquer.
Même si votre femme se tape toutes les tablettes de chocolat de la maison et perd plus de poids que vous. Même si un de vos collègues a ramené des loukoums. Même s’il fait 27 degrés dehors, que
l’eau est tiède mais la bière fraiche. Même si votre fils n’a plus envie de ses Paille d’or et que vous si.
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