La Star Academy est morte mais a fait des bébés chez M6.
Le lundi, des amateurs se battent pour devenir Top Chef.
Le mardi, ils font la course de Paris à Pékin.
Le mercredi, ils réinterprètent de vieux tubes de radio Nostalgie pour faire chialer Lio, et le jeudi, ceux qui savent jongler avec des godes ont tout le loisir d'exhiber leur incroyable talent.
A la clé, quelques milliers d'euros, la gloire, la Une de Télé loisirs, et une bonne depression post-cathodique. Tous ces talent shows calqués les uns sur les autres (un jury qui claque des vannes sur le dos d'inconnus à la larme facile et le public qui fait gagner les gentils à la fin) ravissent la ménagère de moins de cinquante ans, qui peut squatter l'écran plasma alors que sur Canal, y'a match. Alors?
Alors, Heineken, pourfendeur des droits masculins, se fout de la gueule de ces concours truqués qui filent du business à Maître Nadjar. La vidéo ci-dessous.
C’est le buzz du week-end : selon plusieurs sources, 2 voire 3 joueurs de l’équipe de France de football ont été entendus en tant que témoins/clients dans une affaire de prostitution sur mineure. Une bien belle affaire, mais qui sont-ils ? Dans les rangs des journalistes, personne n’ose balancer des noms. Par peur d’être mal traités par les joueurs pendant la Coupe du monde ? Chez Temps de cerveau disponible, on s’en fout.
D’autant que j’ai une théorie : selon moi, cette histoire, qui habituellement ne sort jamais des salles de rédaction, a été fomenté par notre ami Domenech pour mettre à l’écart ceux dont ils ne voulaient plus.
Menons l’enquête. Selon les différents papiers sortis dans l’Equipe et ailleurs, voici le profil des 2 joueurs : le premier est un joueur « majeur » d’un grand club étranger, cadre des Bleus. Le second un joueur de Ligue 1. L’un des deux est milieu offensif.
Le terme « majeur » d’un grand club étranger exclut de fait Patrick Vieira, remplaçant unijambiste d’un club de merde. Idem pour Thierry Henry, tellement à gauche au Barça qu’il est sur le banc. Benzema est dans un grand club étranger, mais sa grosse tête l’empêche pour le moment de sortir du vestiaire. Diarra estimait qu’il n’avait plus besoin de se rendre aux entrainements. Son coach a estimé qu’il n’avait plus besoin de se rendre aux matchs.
La proximité du lieu du délit –Paris – avec Londres rend les joueurs d’Arsenal et de Chelsea suspects n°1 : Malouda, Anelka, Nasri…Gallas. Aucun n’a le profil d’un milieu offensif, sauf Malouda, qui n’est pas un cadre des Bleus. Mais de l’autre côté de la Bavière, il y a Ribéry. La gueule de sa femme le rend forcément suspect, mais si ce pourrait être un mobile, il ne peut s’agir d’une preuve.
Côté joueurs de Ligue 1, l’indice n°1, c’est que le joueur exerce dans le sud de la France, ce qui réduit à trois le nombre de « suspects » : Mandanda, Ben Arfa, Rémy, les deux derniers évoluant à des postes de milieu offensif.
Evidemment, pour le moment, tout le monde est innocent, et il y a peu de chances que les médias balancent les noms si la justice ou So Foot ne le font pas.
Affaire à suivre, donc, avec un nouveau rebondissement en perspective : deux autres joueurs devraient être entendus dans les prochains jours…
On est vendredi, t’as même pas encore eu le temps de ranger tes lunettes de soleil et tout le monde te tombe dessus : alors, le MIP, c’était comment ? C’est le moment de prendre ton air entendu de mec qui a parlé anglais pendant trois jours et de lâcher un bon vieux : c’était mieux avant quand même (profiter du fait que les gens ignorent qu’il s’agit seulement de ton troisième MIP, que tu étais comme un gamin dans ta chambre d’hôtel 4 étoiles, même que t’as mangé des noix de cajou dans le mini-bar, que tu n’as pas osé demandé un autographe à Stephane Courbit mais que quand même, il a la classe, que t’as trouvé toutes les émissions qu’on t’a proposé géniales, que t’as piqué des chocolats et des bonbons à la menthe dans tous les stands, et que t’as même réussi à récupérer un Moleskine chez Banijay en faisant semblant d’avoir oublié ton carnet de notes).
Non, vraiment, le MIP, c’est la crise : y’a plus de format, plus de jolies filles, plus de soirées.
Et puis, dès qu’il y a une émission intéressante, Banijay rachète la boîte qui l’a imaginée donc bon. Le MIP, c’est un peu comme se rendre dans une boutique de fringues, sauf que toutes les belles pièces sont déjà vendues.
Au MIP, on parle anglais, on a des « meetings » toutes les demi-heures, et on répète chaque fois la même chose à des gens qui font pareil. A la fin, on a l’impression d’être fluent alors qu’on a répété les cinq mêmes phrases à quarante personnes différentes.
Au MIP, les nouveaux se repèrent tout de suite : ils ont besoin d’un plan pour trouver le stand où ils ont leur prochain rendez-vous.
Au MIP, on collecte des cartes de visite. Plein. Le MIP, c’est aussi efficace que Facebook pour avoir l’impression qu’on connaît du monde.
Au MIP, on marche. Beaucoup. Des kilomètres entiers, avec un sac qui se remplit au fur et à mesure de la journée de DVD et de flyers de présentations. Le MIP, c’est sport.
Au MIP, quand tu croises un concurrent ou un ancien collègue, la deuxième question que tu lui poses, c’est : Et ça te fait pas trop loin ? La première : Et il est où ton hôtel ?
Au MIP, on n’arrête pas de voir des idées qu’on a eu il y a deux ans être produite à l’étranger. On se sent précurseur. Incompris. Français.
A la fin du MIP, on est rincé, on fait la fine bouche, on prend son air entendu de mec qui a parlé anglais pendant trois jours et on lâche : c’était mieux avant quand même. Mais six mois plus tard, on est là, à Cannes, lunettes de soleil sur le nez, cartes de visite à la main. Le MIP, c’est un jour sans fin.
Ce mercredi, Baltard revient et comme chaque année, les vainqueurs de l'année d'avant en profitent pour sortir un album, un film, quelque chose. Rappel : en 2009, ce n'est pas vraiment Soan qui a gagné (lire l'article "Top Chef ou le syndrôme Magalie Vaé" ainsi que "Camelia-Jordana : une alerte avant les européennes") mais la fille aux Ray-Ban, aux cheveux et aux yeux noirs. Voilà donc une excellente raison de réécouter cette voix tout droit sortie d'un vieux tourne-disque des années cinquante.
Je ne suis pas critique musical, ça se saurait. D'ailleurs, je n'ai pas écouté l'album mais une seule chanson, Lettera. Une chanson qui parle d'un garçon qui n'est pas là, qui manque, bref, rien à signaler jusqu'au troisième couplet. Où brusquement, Camélia se met à parler de son expérience à la Nouvelle Star (Mon amour, tu me manques, Ici on est enfermé/On doit danser le french Canc'/Pour pas être éliminé...). Une expérience douloureuse, semble-t-il, et difficilement compatible avec sa vie d'avant. A dix sept ans, la jeune fille raconte comment elle ne s'appartient plus, ce qu'on lui a volé (son libre-arbitre, son intimité, sa carrière, son futur...), et à ma connaissance, si on excepte les livres confession de Kenza ou de Loana (sic), il s'agit d'une première.
Je vous laisse écouter et vous faire une opinion :
Pour profiter de Bye bye Cellphone, il faut vous imaginer à bord d'un bolide noir à toit ouvrant, Persol sur le nez et soleil chatouillant vos bras agrippés au volant, l'Ipod pluggé sur les enceintes et 1973 à fond. C'est le printemps, et quand les nuages daignent enfin faire table rase, on a toujours besoin d'un bon single pour se remettre au bonheur. Courez le télécharger sur Itunes ou ne remettez plus votre cerveau sur ce blog.
Comme Mario, Lara Croft ou les chats, on a tous plusieurs vies. Il y a deux ou trois "life" de cela, j'étais journaliste, stagiaire, et chroniqueur sur une petite
chaîne du câble, Game One. C'était mon premier travail, bien que ce mot ne soit pas forcément approprié vu mon emploi du temps de l'époque : arrivée à dix heures, café clope avec les potes, puis
chacun sa manette et sa console pour tester des jeux comme un bourrin pendant des heures. A midi, sandwich vite fait et tournoi de Pro Evolution Soccer. Puis, reprise du boulot au dernier level
de je ne sais quel FPS ou jeu d'aventure. Ensuite seulement commençait mon travail de journaliste : en quelques phrases bien senties, je livrais ma sentance et règlait son compte à un jeu sur
lequel des centaines de geeks avaient bossé pendant des mois. Des fans allaient m'incendier le lendemain sur les forums, mais je m'en foutais. J'avais le job dont ils rêvaient. J'étais Tom Hanks
dans Big, ce gamin au corps d'adulte payé pour tester des jouets. J'étais Joshua. De cette vie me restent quelques consoles poussièreuses auxquelles je ne touche plus et les références
culturelles des gars comme moi, trentenaires nés avec une Game Boy, un Amstrad ou une NES. Nous sommes ceux qui ont fait de Mario, Lara Croft, Donkey Kong ou les Space Invaders des icônes. C'est
grâce à nous que FIFA ou PES sont des biens culturels. Et qui pour nous rendre hommage? Qui pour célébrer notre génération, à part Mouloud qui fait la plante verte sur Canal? Personne ou presque.
Voilà pourquoi ce petit bijou de film d'animation se devait d'être diffusé sur ce blog.
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