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Le temps d’une centaine de pages, Yann Moix s’est mis dans la peau du King of Pop. Tout a commencé par un article, brillant, publié dans le Figaro, qui sans doute lui a valu son pesant de critiques dithyrambiques (link).

L’homme à l'envers, quelle merveilleuse théorie pour expliquer la vie de MJ : quand il était jeune, il était déjà vieux ; ultra-célèbre, il voulait passer inaperçu ; noir dans un monde de blanc, il cherchait à devenir invisible. Donc blanc.

Yann Moix part de cet article et étire sa théorie, étale sa connaissance du personnage et de son mythe, jusqu’à en paraître suspect.

Voilà un écrivain qui, surfant sur la vague, ou plutôt le Tsunami compassionnel qu’a provoquée la mort de l’artiste, lui tresse des lauriers que personne n’osait évoquer quelques jours auparavant, de peur de se faire arrêter pour complicité de pédophilie. Maintenant que la star est enterrée au Panthéon des idoles intouchables, on peut se permettre d’en dire du bien. De faire des films, des émissions de télévision, des CD, des produits dérivés. Des livres.  
Pour autant, à la lecture de ces 50 ans dans la peau de MJ, il est difficile de taxer Yann Moix d’opportunisme. Il l’aime, son zèbre. Il le connaît sur le bout des doigts, il en est presque touchant.

50 ans dans la peau de MJ est mieux qu’une biographie pompeuse et impersonnelle de l’artiste. On y apprend des anecdotes attendrissantes, éclairantes, qui finalement humanisent le personnage et lui rendent le talent et l’intelligence que les suspicions de pédophilie lui avaient ôtées.

Ajoutez à cela la touche de Yann Moix, jamais le dernier pour les envolées lyriques intellectualisées, et voici un livre juste, sincère. A lire en écoutant Dangerous.

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Lost est la seule série depuis Twin Peaks qui nous fait ressentir le besoin, après chaque épisode, de discuter avec quelqu’un pour être bien sur que l’on n’est pas le seul à n’avoir rien compris.

Ca fait cinq saisons que ça traine et les fans sont aujourd’hui à l’agonie. Les Pourquoi se mêlent aux Comment, les Qui c’est, les Qu’est ce qu’il a voulu dire, et autres Mais c’est quoi ce bordel.

En même temps, on était prévenu. Les scénaristes de la série ont réussi à égarer nos disponibles cerveaux comme ceux de leurs personnages. Au fil des épisodes, on n’en sait jamais plus qu’eux. On subit les événements et quelque part, nous aussi, nous sommes des Oceanic 6. Des survivants. Des égarés.

A coup sûr, dans un an, même pas, des fans complètement accros chercheront à « retourner sur l’île ». Des groupes Facebook supplieront les acteurs de signer une 7ème saison. Certains plongeront dans l’alcoolisme ou pire, dans Grey’s Anatomy.

Saurons-nous jamais qui est Jacob ? Pourquoi l’île est introuvable ? Pourquoi Jack, Kate et les autres ont été choisis ? Combien y’a-t-il de « the others » exactement sur cette putain d’île ? Comment peut-elle bouger ? Qu’est devenue Rousseau ? Comment la Dharma Initiative a débarqué là-bas en sous-marin alors que Wildmore la cherche depuis des années ? Pourquoi Ben et Locke se retrouvent dans le désert de Tunisie chaque fois qu’ils tournent la roue ? Jacob et son pote sont-ils des dieux qui se livrent une bataille du bien contre le mal sans pouvoir se toucher ? Pourquoi le pote de Jacob veut-il quitter l’île ? Comment le père de Jack peut-il réapparaître, disparaître ? Et pourquoi ce n'est pas le cas de tous les autres morts de la série (Shannon, Charlie…) ? Comment Locke peut-il marcher après un crash d’avion ? Pourquoi Richard ne vieillit jamais ?

L’île est-elle le paradis sur terre ?

Chaque fan a ses propres questions et une théorie. Chaque fan attend la fin pour savoir s’il avait raison. C’est comme la vie : qui est à l’origine de ce monde ? Pourquoi est-on là et pourquoi les ours blancs ?
Chaque homme a ses propres questions et une théorie. Chaque homme attend la fin pour savoir s’il avait raison. 

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Mettons nous deux secondes à la place de la petite chaîne qui monte : pendant des années, je me suis emmerdé à filmer dans des cuisines pourries à la recherche du Dîner presque parfait, et j’ai fini par le trouver : dans la piaule de Grégory, 25 ans, un bras.

Pendant des années, j’ai fait d’un jeune Chef à la chevelure grasse et à l’accent à couper au couteau une star de la TV et des fourneaux, capable de transformer la moindre cantine en deux étoiles Michelin.

Pendant des années, j’ai fait de la cuisine mon fond de commerce.

Et voilà qu’il faut que je me renouvelle si je ne veux pas que mon concurrent direct, la grosse chaîne qui descend, me pique la place dans le cœur et l’assiette des Français.

Qu’est-ce que je fais ?

Je prends ce que j’ai déjà : des cuisines pourries, le bras de Grégory pour éplucher et son moignon pour touiller, Lignac et son cheveu gras, un couteau, des fourneaux, deux étoiles au Michelin. Je secoue très fort…

Top Chef est prêt. 10 espoirs de la cuisine prêts à tout pour remporter 100 000€ et ouvrir leur restau. Une ambiance d’école hôtelière. Des membres du jury qui jouent à cache-cache d’une émission sur l’autre (jsuis là/jsuis plus là) et des téléspectateurs qui font...pareil.

Ni four, ni moulin, Top Chef s'est déjà fait piquer la vedette par Marco Prince et la Nouvelle Star. C'est peut-être ce qu'il manque au Talent Quest du lundi soir : des rocks stars dans le jury, capables de clouer un gars en une phrase et pas de disserter sur un ton professoral de ce qui est de la cuisine et ce qui ne l'est pas.

La télé est un show. Pour le moment, Top Chef nous laisse froid. A M6 de faire monter le thermostat.

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J’ai sur ma table de chevet depuis des semaines pour ne pas dire des mois un pavé de plusieurs centaines de pages dont la presse ne cesse de louer la qualité littéraire, signé d’un dénommé James Frey, et dont la couverture indique qu’il s’intitule LA Story. Je l’ai attaqué, sous tous les angles et dans toutes les circonstances, lisant, page après page, ce roman que tous, même Yann Barthès, décrivent comme le chef-d’œuvre de l’année. Chaque fois, sans exception, mes paupières se ferment sans même avoir l’amabilité ou la politesse d’attendre que mon œil n’atteigne une fin de page, un début de paragraphe ou un point. Pour une raison que je ne m’explique pas encore, James Frey a souhaité découpé quelques histoires sans rebondissements en chapitres de trois quatre pages, puis tout mélanger. Le procédé est sans doute original. Jamais vu. Inédit. Mais si personne ne l’a fait auparavant, il y a sans doute une raison.

 

Il y a cette histoire de star hollywoodienne dont le couple n’est qu’une couverture car lui comme elle préfèrent les gays de leur sexe et mènent une double vie trépidante et cachée…jusqu’à ce que le gars, blond, beau, sapé comme le héros de American Psycho, tombe amoureux de son agent, ancien footballeur américain, et ne le force plus ou moins à coucher avec lui sous peine de le rayer de la profession. Du métier. Du milieu. Suspense.

 

Il y a ce clochard, qui vit dans les chiottes d’un restau de Venice Beach, bourré du soir au matin, qui un jour tombe sur une jolie nana un peu camée que des dealers aux mauvaises intentions recherchent. Suspense.

 

Il y a ce gars, qui s’est enfui de chez lui avec sa copine et qui répare des motos dans un garage miteux en attendant de pouvoir offrir à sa douce une vie meilleure que dans un motel au bord de l’autoroute….jusqu’au jour où il vole à son patron une liasse de billets et s’enfuit. Suspense.

 

Au milieu de ces histoires à dormir debout (ou dans n’importe quelle position), de petits paragraphes nous refont l’histoire de la ville de Los Angeles, et là, James Frey, j’ai envie de te dire : tu vas trop loin. Tu m’emmerdes. Je te laisse tomber et cours m’acheter le nouveau Nicolas Rey, dont je sais qu’il ne transcendera jamais les limites de la littérature française, mais qui sait raconter des histoires chiantes avec panache, lui !

 

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Non pas que le garçon manque de talent. Il en est bourré, et c’est bien son problème. A être bourré tout le temps, le Rey, en plus de prendre du poids sur nos écrans TV, perd sa femme, son fils, et quelques amis. Voilà peu ou prou ce qu’il raconte dans « Un léger passage à vide ».

 

Difficile de dire ce que j’aime chez Nicolas Rey. Peut-être tout simplement le fait que c’est un branleur.  Pas le genre à claquer 500 pages pour raconter l’histoire de Paris et des parisiens. Il n’a pas le temps. Il est occupé à le perdre. Ce que j’aime, c’est que ce gars perdu pour la société, alcoolique notoire, drogué, sale type, lâche, sale, gratte deux trois conneries sur du papier et que ça fait un roman. Voilà un mec facile parce qu’il a le don et il s’en contente. A l’heure de la productivité et de la recherche de la performance, il s’en contente. Il ne fait pas son maximum. Juste ce qu’il veut. Il est libre Max.


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Je ne sais pas si vous êtes fans de films français (d'ailleurs, je ne sais pas vraiment à qui je m'adresse en écrivant cela...papa?) mais perso, j'ai souvent passé deux heures dans le noir, coincé dans un fauteuil rouge décapité, à attendre que quelque chose se passe après le générique annonçant fièrement que Nathalie Baye et Isabelle Huppert étaient à l'affiche et que donc, le film allait tout tuer, dixit les trois petits bonhommes de Télérama. Nathalie Baye, une actrice qui porte bien son nom...
Les Français ont le chic pour faire passer des films chiantissimes pour des oeuvres cérébrales et j'avoue que pendant un temps, disons l'adolesence, j'ai boycotté les frenchies pour me consacrer à la cinématographie US de 90 à nos jours.
Et puis, je ne sais pas si c'est l'âge qui aide, mais disons que Terminator m'a lassé, et grâce à des gars comme Jeunet et surtout Klapich, je me suis un peu plus retrouvé dans le 7ème art made in France : l'Auberge espagnole, Nos jours heureux, Tellements proches sont des films que j'ai adoré, surement parce qu'ils me ressemblent. Ils sont imparfaits.
Le 17 mars, le nouveau film de Romain Duris sort sur les écrans. L'arnacoeur. Le pitch : votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Le pitch est bon, l'acteur principal est excellent, et j'ajoute que la touche glamour est jouée par Vanessa Paradis et le comique de répétition par François Damiens, le nouveau Benoît Poelvooorde (on lui souhaite une meilleure carrière et un moins bon dealer).

La bande-annonce :


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