C’était la série préférée de mon enfance. Celle qui m’a éveillé à la science-fiction. Celle grâce à qui je ne parle pas aux extra-terrestres que je ne connais pas. V. Les visiteurs. Bien avant cette grosse merde avec Clavier et Reno, un feuilleton portait ce titre et le moins que l’on puisse dire, c’est que ceux que l’on appelait ainsi n’étaient pas là pour faire du tourisme. Et bien, les visiteurs sont de retour. ABC aurait commandé un remake de la série. En voici deux teasers.

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Quand on a dit que Slam est un livre de skateur et d’adolescent, on a dit le principal, et pourtant on a rien dit. Slam est un livre sur l’adolescence en Angleterre aujourd’hui, sur les rapports entre filles et garçons, sur le sexe à quinze ans, sur les filles mères et les parents enfants, sur l’avortement, sur ces dommages collatéraux de l’alcoolisme qui s’abattent sur l’île d’Albion comme un fléau depuis quelques années et menacent notre hexagone si les jeunes d’ici prennent les mauvaises habitudes des jeunes de là-bas (beuveries, sexe non protégé, etc).

Slam raconte l’histoire d’un jeune garçon, Sam, qui vit seul avec sa mère et qui, en guise de père, s’est trouvé Tony Hawk, le plus grand skateur de l’histoire, dont il connaît par cœur l’autobiographie, et avec qui il discute tous les jours par poster interposé. Oui, Sam parle aux posters. Et le poster lui répond. A quinze ans, on se fout des études et on se concentre sur les filles. Sam rencontre Alicia, une nana plutôt mignonne, qui vient de larguer son mec pour cause de mésentente sur la question du sexe : il voulait, pas elle. Sam la drague un peu, l’embrasse au bout de quelques heures, et oh surprise, couche avec elle le premier soir. Ce qu’elle avait refusé à son homme d’hier, elle l’offre sans frémir à son homme d’aujourd’hui. Pas bête, Sam se dit alors qu’il est vulgairement utilisé pour rendre jaloux son précédent. Il n’a pas tort : il est utilisé. Mais quelques mois plus tard, il comprend pour quelle raison exactement : Alicia est enceinte.

Pourquoi Slam est un livre génial ? D’abord parce qu’il raconte une génération. Quand, dans cent ans, on voudra savoir à quoi ressemblaient les jeunes du début du 21siècle, les professeurs de littératures occidentaux pourront se référer à l’ouvrage de Nick Hornby. Outre l’histoire, qui sans être originale, est malgré tout pleine de rebondissements et de petits détails qui donnent envie de voir la suite, c’est avant tout le style « ado » qu’utilise Hornby qui est fascinant par son exactitude et son humour. On a vraiment l’impression qu’il s’agit d’un adolescent maladroit, pas sûr de lui, rêveur, qui a écrit ce livre, sans pour autant que la qualité de l’écriture en soit éprouvée. Une fois de plus, Nick Hornby prouve qu’il fait partie des plus grands auteurs de son temps.

 


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Je ne sais pas ce qui m’a pris. Au départ, l’envie irrépressible de lire quelque chose de léger, allongé sur mon transat au bord d’une piscine. Ensuite, ma dépendance au foot et à ses résultats que je pourrais contenir, vu que ma destination de vacances ne me permettait pas de lire l’Equipe. Enfin, l’envie de faire une connerie sans doute. J’ai lu un bouquin de Guy Carlier. Ou plutôt, j’ai écouté du Guy Carlier imprimé sur des feuilles, car malheureusement, ces deux cent pages de souvenirs footballistiques n’avaient rien à voir avec la littérature. Guy est un passionné du ballon rond depuis sa plus tendre enfance. Il nous le raconte en commençant par le tout début, les matchs d’école, les ballons en mousse, etc. Et puis, comme ses souvenir ne sont pas à rallonge et qu’il ne s’appelle pas Thierry Roland, Guy finit par retomber par l’édito-salaud où il brocarde ou encense de façon subjective et pataude le microcosme footballistique, ses louanges allant bien entendu aux footeux d’avant, Thierry Roland compris, et ses diatribes au foot d’aujourd’hui – Rothen, prends ça dans ta gueule.

Voilà l’exemple typique du livre inintéressant au possible, qui relève plus de la conversation de comptoir que de l’autobiographie anglée, et dont, finalement, le nom de celui qui tient la plume est plus important que ce qu’elle a posé sur le papier. En l’occurrence, des fautes d’orthographe. Beaucoup. Quasiment pas un nom de joueur, de dirigeant, ou de consultant n’est écrit correctement. Quand on se prétend féru de son sujet, c’est embêtant. Discréditant. Quand on est vraiment féru du sujet dont parle l’auteur, c’est carrément énervant. Voir insultant.

Ce livre a été écrit au dictaphone, à avaler des bières sur le zinc d’un bistrot parisien. L’éditeur n’a même pas pris le soin de le relire et de le corriger. Il nous est arrivé brut de pomme, directement depuis la boîte à souvenirs du cerveau de Guy Carlier. Dire qu’il est aussi vide qu’un ballon de football revient-il à tirer une conclusion sur l’intelligence de son auteur ? En tous les cas, lorsque Stephane Guillon écrira ses mémoires tennistiques, promis, je laisserais ça sur les étagères des libraires. 


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Alain Minc est un de ses prophètes intellectuels dont la France des plateaux TV est friande. Capable d’asséner des vérités inébranlables dans un vocabulaire pompeux, Minc se place au-dessus de ceux qui l’écoutent, de ceux qui l’interviewent, de ceux qui le critiquent. Je dois dire que ce court essai – écrit en 10 jours ? – n’est pas ma première lecture d’Alain. A l’époque où j’avais peur de l’avenir, Ce monde qui vient m’avait rassuré. Plus récemment, Une histoire de France m’a franchement aidé à combattre mes insomnies. Ces dix jours qui changeront le monde était donc mon troisième larcin. Et je dois dire que je ne fus ni surpris, ni déçu. Gazprom va lancer une OPA sur Total comme on déclare une guerre mondiale, Google va enterrer la presse papier en rachetant le New York Times, les chinois ne vont faire qu’une bouchée de pain des américains et Israël va foutre un beau bordel en attaquant l’Iran. Que des bonnes nouvelles. Rien d’inimaginable vu l’actualité. Ca aurait pu gâcher mes vacances, mais non. Car j’ai décidé de prendre cet essai du bon côté. Alain Minc, c’est de la culture confiture à peu de frais. Une bonne heure de lecture et on a de quoi tenir la dragée haute aux éditorialistes amateurs dans tous les dîners d’amis des six prochains mois. Plus besoin de lire Le Monde : on sait déjà ce qu’il va s’y passer. A la prochaine boutade antisémite d’Almanidejad, on ressort la sentence de la page 24 : « de toutes les façons, Israël a prouvé par le passé qu’il n’était pas un pays hégélien : un jour ou l’autre, ils vont se faire l’Iran ». Après avoir lu Minc, on se sent l’âme à boxer face à Zemmour, à dire ses qautre vérités à Plenel, à conseiller Sarko. On se sent intelligent et on a tort. Le grand pouvoir d’Alain Minc est de nous le laisser croire.


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Il faut bien l’avouer, la saison 1 de Damages s’acheva en laissant à ses fans ce goût ambivalent : parfaitement racontée, l’histoire ne nécessitait pas de suite. Pas de saison 2. On se demandait donc ce que pourraient avoir à se dire Patti Hewes et Ellen Persons après que celle-ci ait compris que sa boss avait tenté de la faire tuer. Comment revenir travailler comme si de rien n’était après ça ? Bien sur, il y aurait un nouveau « big case » à la Erin Brokovitch avec une grosse compagnie immorale et de nombreux citoyens abandonnés à leur sort. Bien sur, Ellen chercherait à se venger. Bien sur, on ne saurait rien du jeu d’échec qui se trame dans le cerveau sacrément bien foutu de Patti. Une fois encore, les scénaristes ont tissé un scénario sacrément complexe et addictif : quand tu commences à devoir t’accrocher pour suivre le sil de l’histoire, c’est toujours bon signe. C’est le cas de Lost. Pas celui de Grey’s Anatomy ou de Desperate Housewives. C’est ce qui rend Damages jouissif. Ajoutez à cela une réalisation léchée, digne d’un bon film de genre hollywoodien, et un jeu d’acteur parfait, notamment ce regard flippant de Glenn Close quand elle est dans la merde, et vous avez là tous les ingrédients d’une histoire qui donne envie de revenir chaque semaine voir ce qu’il se passe. Il paraît qu’ils ont signé pour une saison 3. Maintenant que Ellen s’est vengée, il y a 1 partout, balle au centre. La balle de match entre Patti et sa dauphine aura bientôt lieu. Vivement 2010.


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