On y arrive. Après avoir vus les récits de leurs soirées parisiennes édités et vendus par milliers dans les librairies les plus respectables de l’hexagone, voilà que la bande de jeunes écrivains aspirants de Beigbeder tente d’écrire de véritables romans. Leur maître s’y était d’ailleurs essayé avec réussite dans le mémorable Windows on the world. La première à se jeter à l’eau – les autres suivront – est donc Lolita Pille, qui nous emmène dans un futur proche sombre, dépendant à toutes les drogues, sale, et dépressif. Un peu comme tous les films et livres de SF qui se penchent sur cette période là, direz-vous. Pas faux. Lolita y ajoute cette addiction des individus pour toutes sortes de produits légalisés. Le reste – gouvernance par une sorte de super machine, esclavagisme, traçage, dictature d’une minorité d’individus, surprésence d’écrans et de publicité – a déjà été raconté par d’autres, avec plus de talent le plus souvent. Car au-delà du récit, périssable, c’est le style, lourd, aussi opaque que les brumes qui entourent la ville où se déroule l’action, qui rend la lecture de ces quelques trois cent pages difficile. Technikart a salué l’initiative de cette jeune écrivaine de tenter de sortir de ces désormais démodés « Hell » et Bubble Gum ». Pas sur que la littérature française gagne grand chose à voir débarquer la jeune fille dans le cercle fermé des écrivains. Avoir beaucoup de volonté et un peu de vocabulaire n’est souvent pas suffisant pour se faire une place sur les étagères de la ménagère.

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander - Communauté : J'aime lire
Retour à l'accueil

Syndication

  • Flux RSS des articles

Présentation

Recherche

FACEBOOK

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés