Seth Greenland fait partie de ces petites fiertés que l’on a dans sa bibliothèque en étant à peu près sur que personne n’en a jamais entendu parler. J’ai découvert cet auteur par hasard, en fouinant sur la fnac.com à la recherche d’un auteur américain qui saurait me faire patienter avant le prochain chef d’œuvre de Bret Easton Ellis. Avant d’être écrivain, le monsieur était scénariste pour des séries tv et des stand-upeurs en mal de vannes. C’est d’ailleurs le sujet de son premier roman, Mister Bones, que je ne saurais trop conseiller à ceux qui passent par ce blog.

Après avoir patienté plusieurs années en attendant une deuxième œuvre, Patron modèle a fait son apparition sur les étagères des bibliothèques. Le pitch ? Un cadre moyen, directeur d’une usine de jouets dans la banlieue de Los Angeles, est victime d’une délocalisation en Chine à quelques mois de la Bar-Mitsvah de son fils. Heureusement, son frère meurt. Ils ne se sont plus parlés depuis des années, mais le macchabée lui laisse en héritage une blanchisserie, qui est en fait une juteuse entreprise de proxénétisme.

Outre un scénario et des situations aussi décapantes que réalistes dans l’univers de L.A, le style de Seth Greenland est à la fois simple, précis, et extrêmement drôle. En fait, j’aimerais savoir écrire comme Seth Greenland. Les personnages secondaires ne manquent pas de caractère non plus : entre Lenore, la belle-mère qui fume de l’herbe, et Jimmy, le bodyguard samoan qui essaie de se convertir au judaïsme, on n’a jamais le temps de s’ennuyer.

Si vous voulez commencer 2009 par un petit moment de plaisir, payez vous votre patron modèle…


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