...j’ai vu la seconde partie de « Abolition » plutôt que Koh-Lanta. D’abord parce
que je n’ai jamais accroché à cette version ultime de la télé-réalité, qui met en exergue l’animalité de l’homme, son égoïsme, son génie pour les coups bas et les fourberies. La seule émission de
télé-réalité que j’attends chaque année avec impatience, c’est Pékin Express…
« Abolition » donc, dont je n’avais point vu la première partie la semaine dernière, pour cause d’à priori négatif et pas très malin sur les téléfilms français, surtout quand ils sont diffusés sur
le service public. « Abolition », qui raconte comment la peine de mort a disparu en France, et surtout grâce à qui : le brillant avocat Robert Badinter, interprété brillamment par Charles
Berling.
Curieusement, les téléfilms français les plus réussis sont souvent ceux qui racontent un fait historique, une période. Ces derniers temps, beaucoup ont abordé le début des années 80, la victoire de
Mitterand, sous des angles complètement différents : celui d’une jeune chanteuse « kleenex », mélange de Lio et Catherine Ringer, dans « Rien dans les poches » de Canal + ; celui de la
promotion Voltaire de l’ENA dans « L’école du pouvoir » ; celui, hier soir, de l’Histoire avec un grand H et un grand homme : Robert B.
Au contraire, d’autres téléfilms, 100% fiction, comme « Les corbeaux » récemment, sont d’une catastrophique mise en scène. La tension, l’action, l’émotion : rien n’y est. On est plus accroché
par un bon vieil épisode des « Vacances de l’amour » le samedi après-midi.
La fiction française devrait sans doute se concentrer sur ce qu’elle sait faire et laisser aux américains le terrain de la série au sens noble du terme. D’ailleurs, pour les téléchargeurs
invétérés, avec Lost, 24, How I met your mother, Damages, et autres Heroes, il y a de quoi passer la fin de l’hiver au chaud…
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