Je ne sais pas ce qui m’a pris. Au départ, l’envie irrépressible de lire quelque chose de léger, allongé sur mon transat au bord d’une piscine. Ensuite, ma dépendance au foot et à ses
résultats que je pourrais contenir, vu que ma destination de vacances ne me permettait pas de lire l’Equipe. Enfin, l’envie de faire une connerie sans doute. J’ai lu un bouquin de Guy Carlier. Ou
plutôt, j’ai écouté du Guy Carlier imprimé sur des feuilles, car malheureusement, ces deux cent pages de souvenirs footballistiques n’avaient rien à voir avec la littérature. Guy est un passionné
du ballon rond depuis sa plus tendre enfance. Il nous le raconte en commençant par le tout début, les matchs d’école, les ballons en mousse, etc. Et puis, comme ses souvenir ne sont pas à
rallonge et qu’il ne s’appelle pas Thierry Roland, Guy finit par retomber par l’édito-salaud où il brocarde ou encense de façon subjective et pataude le microcosme footballistique, ses louanges
allant bien entendu aux footeux d’avant, Thierry Roland compris, et ses diatribes au foot d’aujourd’hui – Rothen, prends ça dans ta gueule.
Voilà l’exemple typique du livre inintéressant au possible, qui relève plus de la conversation de comptoir que de l’autobiographie anglée, et dont, finalement, le nom de celui qui tient la plume est plus important que ce qu’elle a posé sur le papier. En l’occurrence, des fautes d’orthographe. Beaucoup. Quasiment pas un nom de joueur, de dirigeant, ou de consultant n’est écrit correctement. Quand on se prétend féru de son sujet, c’est embêtant. Discréditant. Quand on est vraiment féru du sujet dont parle l’auteur, c’est carrément énervant. Voir insultant.
Ce livre a été écrit au dictaphone, à avaler des bières sur le zinc d’un bistrot parisien. L’éditeur n’a même pas pris le soin de le relire et de le corriger. Il nous est arrivé brut de pomme, directement depuis la boîte à souvenirs du cerveau de Guy Carlier. Dire qu’il est aussi vide qu’un ballon de football revient-il à tirer une conclusion sur l’intelligence de son auteur ? En tous les cas, lorsque Stephane Guillon écrira ses mémoires tennistiques, promis, je laisserais ça sur les étagères des libraires.
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