Jack Bauer est une âme sensible. Il a beaucoup souffert des critiques proférées à son encontre sur les méthodes d’interrogatoire utilisées à l’encontre des US Muslim pour obtenir des informations,
dans la saison 6. Torture ? Cruauté ? En gros, on reprochait au grand blond solitaire de largement inspirer les autorités américaines dans leur guerre contre le terrorisme. Bauer modèle de
Guantanamo, les scénaristes ne pouvaient évidemment laisser cette accusation passer, eux qui avaient prédit avant tout le monde l’élection d’un noir à la maison blanche (et son assassinat ?). La
saison 7 allait être celle du règlement de comptes. Ce que s’apprête à découvrir les abonnés de Canal Plus, et que ceux de TF1 verront dans un an, quand Jack aura déjà passé une huitième journée de
merde.
Alors, cette saison 7 ? Bien ou bien ? Au départ, un argument de poids en faveur de la série : les scénaristes ont eu l’idée maline d’inclure le procès de JB dans l’histoire. Dans le premier
épisode, le sauveur des Etats-Unis se trouve sur le banc des accusés avec face à lui une bande de sénateurs libéraux, et une question qui servira de fil conducteur aux 24 heures suivantes : la fin
justifie-t-elle les moyens ? Que doit-on faire quand la loi empêche de sauver des vies humaines ? Jack est sommé de se justifier, de regretter ses actes, de renier ce qu’il a toujours été : un
hors-la-loi au service de l’Etat.
Puis, comme d’habitude, une menace terroriste tombe sur la tête de la Maison blanche, qui préfère alors rappeler Kiefer Sutherland plutôt que de faire confiance à ces fiottes du FBI et de la CIA.
Faut dire qu’ils ont une bonne raison : le méchant s’appelle Tony Almeida. Quoi ? Il est pas mort ? Et ben non, pas du tout, il a fait semblant.
Comme la saison 7 est longue, très longue, la liste des méchants que combat Jack l’est tout autant. Ca commence par des dictateurs africains limite cannibales, ça enchaîne avec une armée privée à
la solde de l’Etat, et ça s’achève avec une sorte de complot de gars en costards qui seraient à l’origine de toutes les journées pourries passées par Bauer depuis le début. En jeu vidéo, on appelle
ça le Big Boss.
Comme d’habitude, Jack Bauer éclate tout le monde. Sauf que cette fois, on a voulu l’humaniser un peu, montrer que derrière cette carapace de machine à tuer se cachait un blondinet qui pleure et
qui a mal quand il tranche la gorge d’un homme ou d’une femme. Et comme Kiefer ne sait pas pleurer, il cligne des yeux. Une fois quand il souffre. Deux fois quand l’émotion est trop forte. Et nous
aussi, du coup, on cligne des yeux. Et c’est vrai que ça aide vachement. A ne pas s’endormir. Ces dernières 24 heures ont paru des semaines. Jack, tu t’essoufles.
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