Hier soir. Rien à la TV. Option DVD obligatoire. POUR ELLE. Merci Thomas Clément. « Pour elle », un film avec Vincent Lindon et Diane Kruger dedans. Un film dont on
se dit avant de l’avoir vu que ça va parler d’amour, que le meilleur comédien bègue de l’hexagone va embrasser la jolie blonde, peut-être même lui faire l’amour. Tu parles.
L’histoire : un prof de français et sa femme. Un enfant, jolie tête blonde innocente. Coulent des jours heureux. Seule ombre au tableau : Lisa (Diane Kruger) ne s’entend pas avec sa patronne. Ce
qui lui fait un mobile en béton armé quand on retrouve cette dernière assassinée dans un parking. La police débarque, tel l’ami Ricoré, au moment du petit déjeuner familial, pour embarquer la maman
sous les yeux de son époux et de son fils. Scène insoutenable quand on est père de famille. Les preuves sont accablantes. Lisa ne sortira jamais de prison. Sauf si le prof de français s’énerve…
C’est l’histoire d’une injustice. D’une chute. Un mari aimant devient un criminel et un assassin pour sauver celle qu’il sait innocente. Et cette détresse, ce désarroi, Vincent Lindon arrive
parfois à les faire passer en un seul regard. Merde, les cours Florent, c’est pas du chiqué.
Ca pourrait être un film banal, peut-être un bon film d’action américain, sans la présence de ce gosse, qui n’a pas besoin d’en dire beaucoup, juste d’être là, face à nous, petit ange blanc au
milieu du noir. Ce gosse qui file la chair de poule. Ce gosse qui renvoie à son gosse. Ce couple qui renvoie au sien. Cette routine. Tout ce bonheur dont on se plaint, ces habitudes que l’on
déteste répéter, on s’aperçoit que l’on pourrait les perdre, sur un coup de dé, un détail. « Pour elle » colle la peur du vide au ventre. Après ça, on est content de se lover dans des bras
charitables, des bras qui nous comprennent, des bras qui seront toujours là.
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