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Alors que le petit monde des médias lui tombe dessus et que les Etats-Unis se foutent de sa gueule (oui, ils captent Comédie aux US), j’ai vu « ce soir avec Arthur », et oui, j’ai aimé. Beaucoup même.

 

J’avoue que j’ai un faible. Sans doute une nostalgie adolescente, un vieux souvenir qui me rend moins critique quand je le regarde. Le roi de la radio. L’animateur le plus con de la bande FM. La planète. Le pirate. L’enfant de la télé. Arthur.

 

Il n’était pas crédible dans A prendre ou à laisser : on ne peut pas faire semblant d’être triste quand la candidate a ouvert la boîte à 1€ alors que les téléspectateurs qui vous regardent savent que vous avez touché le jackpot : le million x 250. Le talent d’Arthur, pour une raison vaguement antisémite, est toujours jugé à l’aune de son compte en banque. D’ailleurs, je suis sur que le banquier du jeu, c’était le sien.

 

Il est très limite en humoriste. Une fois qu’on a salué le courage de se trouver sur scène alors que la plupart d’entre nous doreraient leur pilule au soleil, on a tout dit. En spectacle, celui qui veut désormais qu’on l’appelle Jacques donne toujours l’impression de raconter un sketch de Gad Elmaleh. Sans son talent malheureusement.

 

Il sert les plats dans les Enfants de la télé, une émission qui devrait être rebaptisée les petits enfants de la télé. Tous les mois, les mêmes invités : Eric, Ramzy, Alain Chabat, Kad, Dany Boon…Tous les mois, les mêmes vidéos de l’INA recyclées. Tous les mois, une nouvelle blonde à côté du présentateur pour lancer le magnéto du Net et servir de punching ball. Tous les mois, la même audience. Si ça se trouve, ils font des rediffs et personne ne s’en est encore rendu compte.

 

Et puis, après avoir clamé pendant des années qu’il voulait faire un talk, le voilà sur Comédie dans « Ce soir avec Arthur ». Le générique à lui seul mérite de zapper au fin fond du câble sat (et savoir qu’il ne vient pas de lui ne change rien ; ce sera pas la première fois qu’on fait tout pareil que les américains hein !). Ary Abitan est une révélation. Et Arthur a trouvé son rôle : le second degré inhérent à sa place le rend plus sympathique, plus drôle, moins calculateur.

 

Surtout, on sent qu’il s’amuse, qu’il est content d’être là où il se trouve, et c’est en le voyant ainsi qu’on se rend compte que la plupart de ses collègues s’emmerdent sévère devant leur prompteur.

 

J’ai retrouvé le Arthur de la radio. Celui qui me faisait marrer le matin sur la route du collège. Impertinent. Insouciant. Drôle.

 

Je ne sais pas ce que vous faites le lundi soir mais moi je suis avec Arthur.

 

 


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