Vu à la TV

C’est désormais un fait. Y’a plus rien à voir à la télé. Suffit de jeter un œil au Télé Loisirs pour s’en convaincre : la TNT alterne les copies trash de Confessions Intimes, Faites entrer l’accusé, et les rediffusions poussiéreuses de films sous naphtaline ; TF1 abuse des Experts et M6 de NCIS. Les téléspectateurs de France TV, spécialement de France 3, sont désormais plus nombreux au cimetière que devant leur poste ; et pour exister, les chaînes du câble font mal doubler les programmes poubelles de la télé US en emballant ça avec des plateaux cheap présentés par des candidats de télé réalité sur le retour pour avoir leur article chez Morandini.


Oui, ça marche un peu comme ça, en 2012, le paysage audiovisuel français. Alors, comme tout le monde, je me rabats sur les séries US. Une série US, c’est comme un bon film qui proposerait une suite chaque semaine. Il y a peu de succès français qui pourraient faire de bonnes séries, à part peut-être l’Arnacoeur. Mais vous vous imaginez sérieusement suivre les aventures des huit connards des Petits mouchoirs ?


Alors voilà, plus de cinéma, plus de TV, on streame des séries et on s’accommode des sous-titrages approximatifs -parce qu’on n’aurait pas fait mieux- et de la qualité moyenne -parce que ce qui compte dans une série, c’est pas qu’elle soit en HD-.


Parmi les nouvelles séries de la saison, j’ai commencé Pan Am. Le problème d’une série comme celle là, c’est que tu sens beaucoup trop l’ombre du producteur et du studio derrière tout ça : « bon les gars, après Mad Men et la publicité, on va continuer à célébrer l’Amérique triomphante en racontant l’histoire d’une compagnie aérienne et de ses belles hôtesses (ou comment plaire aux hommes en faisant semblant d’être féministe). On garde l’ambiance rétro, les beaux costumes, les belles voitures, et on enlève l’alcool et les clopes parce que quand même, on est sur ABC ». Pan Am, c’est un peu la série Chevignon : c’est beau dans la vitrine, mais pas sur que ça tienne plusieurs lavages.


Falling Skies…et V

Spielberg a dû prendre un scénario qu’il s’était fait jeter à la gueule par Hollywood. Il a mixé Alien, Arachnophobie et Rencontres du 3ème type pour avoir des monstres verts bien gluants et terrifiants quand tu vois leur ombre passer dans les couloirs. Il a recyclé le beau Noah Wyle qu’on n’avait pas vu depuis Urgences. Il a mis tout ça dans un shaker et comme d’habitude, on se laisse embarquer, malgré les effets spéciaux pas très spéciaux, les dialogues mielleux, les cliffhangers prévisibles et les dialogues réactionnaires.


Ca reste mieux que V, dont la seconde saison aura finid’enterrer les derniers espoirs des fans de la version 1989 dont je faisais partie. En dehors de cette Reine au regard et au corps complètement hypnotique, tout est à jeter dans ce remake qui a oublié tout ce qui faisait le sel de l’invasion des Visiteurs au départ : ils viennent pour nous bouffer, bordel ! Cette recherche vaguement judéo-chrétienne de l’Ame dans le corps de l’homme est d’une stupidité digne d’un Joséphine Ange Gardien. La poudre rouge, les vrais pistolets lasers, les combats, les mecs qui mangent des rats attrapés dans des poubelles, c’est ça qu’on voulait revoir. Fort heureusement, tout le monde était d’accord avec moi. Clap de fin au bout de 2 saisons.


Terra Nova

Spielberg a dû prendre un scénario qu’il s’était fait jeter à la gueule par Hollywood. Quoi, encore ? Oui, en 2149, on a trouvé lemoyen de remonter dans le temps, et la seule période qui nous intéresse, c’est celle où il y a des dinosaures dedans. Bizarre non ? Heureusement, leshumains vivent dans un village muni de barrières en bois pour ne pas être inquiétés pour les éventuels tyrannosaures qui cherchent à dîner dans le coin. Terra Nova, c’est la preuve que même en série, l’écologie c’est chiant.


J’ai abandonné Desperate Housewives. Autant il m’apparaît complètement crédible le fait qu’en 2149, les failles temporelles existent, autant ces histoires à dormir debout de mégères irresponsables me rendent hystériques. Elles m’énervent. Toutes. J’ai arrêté de télécharger les épisodes, prétextant que la série n’avait pas repris, mais je vois bien que ma femme ne me croit pas. Tant pis pour elle.


Déjà, j’ai poursuivi Grey’s Anatomy alors que lors des premières saisons, je priais pour qu’un scalpel vienne se planter dans les yeux d’Ellen Pompéo. Depuis une ou deux saisons, je dois dire qu’ils se sont bien rattrapés, et le fait que les histoires d’amour et de cul soient devenues plus secondaires est un excellent tournant narratif pris par Shonda Rhimes, à qui l’on doit le beaucoup moins réussi Private Practice, arrêté après deux épisodes et demi.


The Killing

Au départ, il s’agit d’une série suédoise. Et quand on voit les images, on le comprend très vite. Il fait moche. Les gens sont moches. Le rythme est lent. Mais l’intrigue, l’intrigue est fantastique. Un meurtre, treize épisodes, et à la fin de chacun, l’intime conviction que ça y est, on sait enfin qui est le tueur. C’est digne d’un Millénium, même si je dois avouer que je n’en ai jamais lu une ligne. Ca a l’air trop moche.


Person of interest

J’ai d’abord regardé pour retrouver Ben, mon Ben, le guide paranoïaque de Lost (best serie ever). Le pitch de départ ressemble un peu à Minority Report (probablement encore une histoire de scénario de Spielberg) : un gars a conçu une machine qui lui permet d’anticiper les meurtres à venir. A partir de ce postulat aussi crédible que celui de Terra Nova, l’intrigue se noue autour d’un ex-agent de la CIA au regard aussi ténébreux qu’un mannequin de l’Oréal recruté pour sauver des vies à la place de Ben, qui n’est plus du tout paranoïaque et même un poil naïf. Cette série ne changera ni votre vie, ni celle de votre TV, mais c’est toujours mieux que Camping Paradis.


Reste le cas Barney Stinson. Après huit saisons à essayer de rattraper Friends, How I met Your mother tire clairement la langue et on peut dire désormais que la série n’y parviendra jamais. Hormis quelques épisodes légendaires, l’ensemble est très inégal, et finalement, on se fout autant de Ted que de sa recherche de la mère de ses enfants. Pas sur que je prenne encore le risque de voir débarquer Frédéric Mitterand et Mr Hadopi à la maison pour ça. Je préfère mater Rabbi Jacob sur NT1.


Si vous avez des suggestions, elles sont les bienvenues. En revanche, tout commentaire serait malvenu.


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Steven Spielberg a bien changé. Jeune, il pensait que les extra-terrestres seraient pacifistes, moches, qu’ils viendraient nous rendre visite avec des vaisseaux spatiaux ridicules : pour rappel, celui de ET ressemblait à un couscoussier et celui de Rencontres du 3ème type à un piano pour moins de 3 ans.

 

Puis, Steven a vieilli. Peut-être qu’après avoir réalisé Munich, la Liste de Schindler, ou Amistad, il en est arrivé à la conclusion que de toutes les façons, l’humanité ne méritait pas de survivre. Le fait est que désormais, les aliens sont ici pour nous détruire. Dans la Guerre des mondes, ils ont le malheur de tomber sur Tom Cruise (s’ils avaient bossé, ils sauraient qu’il faut pas l’emmerder). En juin, nous aurons droit à la deuxième manche, sous forme cette fois-ci d’une série, Falling Skies, dont vous trouverez la bande-annonce ci-dessous.

 

 

Comme d’hab, ça se passe aux Etats-Unis. Je sais que ça en énerve certains, que les ET confondent le monde avec l’Amérique. En même temps, s’ils ont un peu étudié la carte, ils savent qu’il vaut mieux se rendre là-bas, plutôt que de tomber en Afrique où il n’y a rien à bouffer, ou bien en Russie où il fait -10° même en été.

 

Certes, la bande-annonce de Falling Skies donne envie de voir la suite. Pour les effets spéciaux. Pour revoir Noah Wyle. Pour voir comment Spielberg se débrouille sur 24 épisodes, au lieu d’une heure et demi. Pour se faire peur avec la fin du monde et toutes  ces théories fumeuses, comme quoi on devrait se rendre compte de la chance qu’on a d’être vivant sur notre belle planète que tout le monde nous envie.

 

Je suis tout de même curieux de voir quelle histoire va développer la série. Pour quelle raison viendrait-on nous détruire ? De ce point de vue là, j’aime bien la version de V dans laquelle les crocodiles ne viennent pas pour tout péter, mais au contraire pour prendre nos ressources (eau…) et nous bouffer. Mais à moins que notre terre se trouve au beau milieu d’un champ de bataille entre Aliens et Predators, quel serait l’intérêt pour des hommes verts qui ne nous connaissent pas de faire usage de leurs lasers avant de discuter ?

 

A moins que les Martiens en aient marre que l’on zieute leur joli territoire avec envie, ou que l’on envoie des textos pourris dans toute la galaxie pour leur dire qu’on les aime, ou que l’on salisse la voie lactée avec nos satellites et nos fusées sans demander l’autorisation à personne. A moins que les Martiens aient peur de nous, qu’ils veuillent rester seuls au monde, ou qu’ils veuillent tout raser pour construire des maisons qui leur ressemblent. A moins qu’ils nous prennent pour une fourmilière au beau milieu de leur univers, et qu’ils nous écrasent du pied sans même y faire attention.

 

Maman, j’ai peur. Je veux revoir la Soupe aux choux.


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Alors que le petit monde des médias lui tombe dessus et que les Etats-Unis se foutent de sa gueule (oui, ils captent Comédie aux US), j’ai vu « ce soir avec Arthur », et oui, j’ai aimé. Beaucoup même.

 

J’avoue que j’ai un faible. Sans doute une nostalgie adolescente, un vieux souvenir qui me rend moins critique quand je le regarde. Le roi de la radio. L’animateur le plus con de la bande FM. La planète. Le pirate. L’enfant de la télé. Arthur.

 

Il n’était pas crédible dans A prendre ou à laisser : on ne peut pas faire semblant d’être triste quand la candidate a ouvert la boîte à 1€ alors que les téléspectateurs qui vous regardent savent que vous avez touché le jackpot : le million x 250. Le talent d’Arthur, pour une raison vaguement antisémite, est toujours jugé à l’aune de son compte en banque. D’ailleurs, je suis sur que le banquier du jeu, c’était le sien.

 

Il est très limite en humoriste. Une fois qu’on a salué le courage de se trouver sur scène alors que la plupart d’entre nous doreraient leur pilule au soleil, on a tout dit. En spectacle, celui qui veut désormais qu’on l’appelle Jacques donne toujours l’impression de raconter un sketch de Gad Elmaleh. Sans son talent malheureusement.

 

Il sert les plats dans les Enfants de la télé, une émission qui devrait être rebaptisée les petits enfants de la télé. Tous les mois, les mêmes invités : Eric, Ramzy, Alain Chabat, Kad, Dany Boon…Tous les mois, les mêmes vidéos de l’INA recyclées. Tous les mois, une nouvelle blonde à côté du présentateur pour lancer le magnéto du Net et servir de punching ball. Tous les mois, la même audience. Si ça se trouve, ils font des rediffs et personne ne s’en est encore rendu compte.

 

Et puis, après avoir clamé pendant des années qu’il voulait faire un talk, le voilà sur Comédie dans « Ce soir avec Arthur ». Le générique à lui seul mérite de zapper au fin fond du câble sat (et savoir qu’il ne vient pas de lui ne change rien ; ce sera pas la première fois qu’on fait tout pareil que les américains hein !). Ary Abitan est une révélation. Et Arthur a trouvé son rôle : le second degré inhérent à sa place le rend plus sympathique, plus drôle, moins calculateur.

 

Surtout, on sent qu’il s’amuse, qu’il est content d’être là où il se trouve, et c’est en le voyant ainsi qu’on se rend compte que la plupart de ses collègues s’emmerdent sévère devant leur prompteur.

 

J’ai retrouvé le Arthur de la radio. Celui qui me faisait marrer le matin sur la route du collège. Impertinent. Insouciant. Drôle.

 

Je ne sais pas ce que vous faites le lundi soir mais moi je suis avec Arthur.

 

 


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Il a fait beau 2 jours cet été et voilà déjà l’automne qui repointe le bout de son nez avec son lot d’espoirs, de craintes et de nouvelles séries télé qui nous feront passer l’hiver. Flash back : l’an passé, Jack Bauer nous a quitté, coincé entre un écran trop petit pour qu’il le squatte vingt quatre heures et un écran de cinéma qui l’allume sans vraiment le désirer. 6 potes se sont définitivement perdus sur une île quelques part entre Hollywood et l’Australie, et il m’arrive encore de penser à certains (dans le désordre : quand je prends l’avion, quand je joue à la loterie, et devant Tom Sawyer). Si Lost s’est perdu au bout de six saisons, Flash Forward a fait plus court, victime inconsciente de son propre concept : l’espace de 2’17, les boss de ABC ont subi un black-out, dans lequel ils ont vu la grille de leur rentrée…et pas de seconde saison de Flash Forward. Heureusement, il reste aux filles Grey’s Anatomy et aux garçons Mad Men. Et de temps en temps quelques programmes sur lesquels zapper à 20h50.

Le lundi et le jeudi, c’est ravioli avec la bataille du Diner presque parfait contre MasterChef. D’un côté, de grands enfants jouent à l’école des fans de la cuisine et se collent des notes qui vont de 5 à 6 selon la bonne ou la mauvaise foi des candidats. De l’autre, des amateurs tentent de changer de vie en coupant des oignons. D’ailleurs, on croirait qu’ils ont laissé trainé des oignons pendant tout le tournage tellement tout le monde chiale dans ce programme. Heureusement, il reste Ruquier pour se marrer avant de passer à table. Ruquier qui fait du Jamel Comedy Club avec des Blancs. Pas drôles.  Et dire que Guillon est à la Porte sur Mediapart.

En matière d’audiences, les meilleurs restent quand même les Bleus, qui prennent la mauvaise habitude de gagner sur M6 et de perdre sur TF1. C’est à croire qu’ils le font exprès. Pour le moment, c’est la rentrée des classes, y’a que des nouveaux, mais on a hâte que les redoublants reviennent et mettent l’ambiance dans le bus. Dire qu’on a les seuls connards qui ont trouvé le moyen de faire grève pendant une Coupe du Monde. A croire qu’on a ça dans le sang. C’est Bernard Thibault qui devait être fier.

Sur TF1, en ce moment, on joue la carte de l’indigestion le jeudi et du jeûne le vendredi avec Koh-Lanta. Toujours un immense succès. Ca fait marrer les Français de voir 14 connards crever la dalle en bandana rouge ou jaune.

La saison 2010/2011 et on attend avec impatience : Pékin Express avec Stephane Plaza qui vend des apparts au Pérou ; Top Chef, la version dinette de MasterChef ; le départ de Morandini ; la maternité de Laurence Ferrari ; la nouvelle saison de V ; de nouveaux articles sur Temps de cerveau disponible (je me like).

Pour mon absence de ces quatre derniers mois, j’ai une super excuse : je suis abonné à la fibre optique d’Orange. Du coup, j’ai passé beaucoup de temps de cerveau disponible avec la Hot Line de ces incapables pour comprendre pourquoi ils ne m’avaient pas livré le bon décodeur, désabonné de Canal + sans me demander mon avis, pourquoi ils avaient fermé la ligne d’un pauvre gars qui n’avait rien demandé pour lui filer mon numéro de téléphone, plus quelques broutilles qui m’ont fait dire que oui, quand on a Free, on a tout compris.


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Hier soir, le Coq français s’est couché avec les fesses rougies par onze Pepito en feu.

 

Ce matin, soixante millions de personnes déjà déprimées pour tout un tas de raison vont chercher un responsable. Une tête à couper dans les journaux. Un prénom à salir. Raymond. Sale con.

 

Dans sa prison dorée de l’Elysée, le petit Nicolas doit être tout content que les flammes des journalistes se détournent de son fion (François de son prénom). L’espace de quelques jours au moins, il ne sera pas la personne la plus détestée du pays. L’occasion pour lui de faire passer quelques pilules discrètement : les retraites, c’est fait. Personne n’a compris, tout le monde s’en fout. Paraît qu’il y avait une manif ?

 

A sa place, j’essaierais d’en placer deux-trois autres avant le match contre l’AfSud : augmentation de salaire automatique de 172% pour les nains, réécriture de l’hymne national par Carlita, ou encore interdiction d’entrée sur le territoire pour toute personne portant les initiales DSK. Pour peu que Domenech décide de titulariser Henry dans les cages pour emmerder le monde, ça peut passer…

 

Mais revenons quand même sur le match d’hier soir. Pendant toute la rencontre, mon fils de 1 an me demandait : « il est où ? il est où ? ». Au bout d’une heure, j’ai compris qu’il cherchait Govou.

 

Le problème de cette équipe est certainement qu’elle ne compte aucun footballeur professionnel : depuis l’Irlande, on sait que Henry préfère le hand. Valbuena se fait un double salto dès qu’il en a l’occasion, glace ou pas. Lloris joue au ballon prisonnier et refuse de toucher le cuir quand il lui arrive dessus. Quant à Ribéry, ses coups de rein font certainement un malheur dans les chambres d’hôtel, mais pas sur le terrain…

 

En tant que sélectionneur, Domenech et Sarkozy se valent assez. Tous les deux sont à la tête d’une équipe dans laquelle personne ne joue vraiment à son poste, dans laquelle tout le monde prend des millions pour faire de la figuration, dans laquelle personne ne s’entend, en laquelle aucun Français ne croit vraiment.

 

En 2012, Blanc aura remplacé Domenech. Qui sera à la place de Sarkozy ?


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Il restera toujours cette lumière blanche au fond d’une grotte, derrière les bambous.

Le minois insupportable de Kate. Le sourire enjôleur de James. Le charisme solitaire de Jack. Les yeux transparents de John. Les vannes de Hugo. Le regard noir de Sayid. La complicité des Kwon. L’air perdu de Ben. La tranquillité de Juliet. Le brushing raté de Claire.

Et Desmond, qui plonge dans le moindre trou qui se présente. 

Il restera le logo Dharma. Les chiffres maudits que je joue chaque semaine à l’Euromillions. La bombe H. L’éternel Richard Alpert. Le vieux bourbon de Charles Wildmore. Drive Shaft. Le mythique Daniel Faraday. Miles l’escroc. Oceanic 815. L’Australie. Le cercueil du père de Jack. Celui de John. The others. La cabane de Jacob. Les bruissements de la jungle. Le message radio de Rousseau. Penny. 1977. Le chien. L’ours blanc. Le cheval. Les sangliers. Black Smoke. 

Il restera un final sublime. Beaucoup de questions restent en suspens, mais leurs réponses auraient-elles comblé le vide que va laisser l’absence de la série ? J’ai un peu honte de le dire, c’est vrai, mais Hugo me manque. Merde.

Il restera des discussions, des méprises, des incompréhensions. Comment s’appelle the Monster ? Qui est leur mère ? Où est Walt ? Quel est le rôle de l’île ? Pourquoi certains peuvent-ils parler aux morts et d’autres pas ? Comment Jacob sort-il de l’île et pourquoi n’autorise-t-il pas son frère à faire de même ? Qui est vraiment Jacob ? C’est quoi cette lumière ?

Il restera des prénoms. Jack, Kate, Hugo, Sawyer, Sun, Charlie, Sayid, Claire, Juliet, Desmond, Ben, Aaron, Walt, Michael, Jacob. 

Que vont-ils devenir ? Certains font déjà du cinéma. D’autres des pubs. Les meilleurs sont les héros de nouvelles séries.

See you in another life, bros…

 


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