Comme chacun le sait, la Ferme Célébrités et la prochaine Coupe du monde de
football ont un point commun : ces deux événements se déroulent en Afrique du Sud. Que penser de ce double colonialisme cathodique, si ce n’est qu’il cache peut-être un secret plus profond : et si Francky Vincent n’était qu’un sbire de Raymond Domenech, faisant le clown face aux caméras pour mieux superviser le territoire que les Bleus
ont promis de conquérir en juillet prochain ? Et si la liste de nos 16 « célébrités »
était un avant-goût de la liste des 23 stars de ballon rond qui débarqueront cet été avec un melon au moins aussi important que celui de Vendetta ? Vendetta…c’est peut-être le thème qu’a
choisi Coach Ray pour se foutre la gueule des journalistes une dernière fois avant de se faire virer…
Aldo M
acione : une semaine de présence et un forfait sur blessure. A coup sur, le Patrick Vieira de la prochaine liste, si tôt arrivé, si tôt
parti.
Mickael Vendetta : il la joue perso, il est arrogant, et
personne ne l’imaginait dans la liste. Pourtant, on ne voit que lui. Qui a dit Hatem Ben Arfa ?
David Charvet : beau gosse, posé, sûr de son charme. Et oui mesdemoiselles, Gourcuff sera là.
Adeli
ne
Blondiau : casse-couilles, elle gueule sur le terrain et tente de mettre de l’ordre dans la maison. Peut-être a-t-elle pris le titre de l’émission (La ferme célébrités !) au premier degré ? En tous les cas, ce côté, je dis la ferme à tout le monde et je fais ma petite chef rappellera des souvenirs aux Gunners. Et oui, c’est William
Gallas.
Bri
gitte
Nielsen : ne parle pas français mais adore la France pour les vacances. C’est le retour de Trezeguet.
Gregory Basso : se prend pour le chef, mais aussi pour le coach, le présentateur, et
peut-être même le téléspectateur. Thierry Henry.
Celyne Durant : faire-valoir qui sait qu’elle n’a rien à faire ici mais fera tout pour s’incruster. Coach Ray va-t-il sélectionner Flamini ?
Francky Vincent : il est là pour l’ambiance, le voyage…touriste. Carasso, 3ème gardien. Aucune chance de toucher un ballon.
Christophe
Gillarmé : on ne l’entend pas et de dos, certains le confondent avec Celyne Durand. Pourtant, il est l’un des meilleurs dans son domaine. Hugo Lloris, sors de ce corps, c’est
dégueulasse.
Jeane
Manson : baronne. Elle ne doit qu’à son statut de « star » sa présence ici mais ça fait bien longtemps qu’elle a disparu des écrans radar. Govou, toujours là pour
marquer des buts impossibles et rater des buts tout fait.
Kelly
Bochenko : belle, élégante et élancée, elle est aussi capable de grosses fautes de goût, comme de se toucher l’entre-jambe en couv’ d’Entrevue. Du Abidal tout
craché.
Hermine de Clermont
Tonnerre. Personne ne sait qui c’est et personne ne la verra jouer. Certainement la surprise de la liste du Coach. Parions sur Gonalons.
Velvet d’amour.
Moche et sans classe, elle n’a aucune technique, mais sa présence met en lumière la valeur des autres. Le grand retour de Givet.
Surya
Bonali : elle glisse sur la pelouse et se lance dans des triple axel au moindre contact. Valbuena sera là.
Claudette
Dion : elle a l’âge de Makelele. Je veux dire, le vrai âge de Makelele. Le seul joueur plus vieux que son sélectionneur ne pouvait pas manquer de serrer la main de Nelson Mandela,
son vieux pote.
Farid
Khider : la gueule cassée, pas de manière, mais jamais le dernier pour la rigolade. Vas-y Francky, c’est bon !
Avant, il y avait les 7 d’or. Certes, personne ne regardait cette émission has-been qui faisait passer l’Eurovision pour un programme de Canal +, mais quelque part, on était rassuré de savoir que la profession s’auto-congratulait dans son coin et qu’à l’instar de la musique, du cinéma ou de la pornographie, la télévision était considérée comme un vivier de talent à part entière. Et puis, les 7 d’or ont disparu. Finies les polémiques sur les trophées de Pernault, le difficile partage entre TF1 et France Télévisions, les soupçons de trucage, etc.
Aujourd’hui, il y a les Gérard qui, dans le même anonymat que feu les 7 d’or, décernent chaque année des briques à des animateurs et des émissions en voie de disparition, dans des rubriques censées être drôles, mais non.
Conclusion : en 2010, aucun trophée pour récompenser l’originalité et la qualité de programmes comme « En terre inconnue » ou « Panique dans l’oreillette ». Pas de bibelot doré pour les qualités d’animateur de Nagui ou pour la carrière de Denisot. Pas de « meilleur espoir » pour le petit journal de Yann Barthès et pas de bataille rangée entre « L’objet du scandale » et « Ce soir ou jamais » pour le titre de meilleure émission culturelle.
Mon année passée dans le merveilleux (sic) monde de la publicité, dont je parlerai peut-être un jour ici, m’aura au moins appris ceci : la créativité ne se nourrit pas d’idées mais de trophées. Dans leur grande hypocrisie et sans doute leur aveuglement, les créatifs qui croient faire du cinéma en vendant des lessives et des forfaits téléphoniques, se gaussent de références artistiques et crachent dans la soupe cathodique qui pourtant les nourrit. La télévision, de ce que j’en sais, n’a pas cette prétention. Mais les chaînes et les producteurs qui se creusent la tête pour divertir la ménagère de moins de cinquante ans seraient certainement sensibles à d’autres récompenses que celle des audience. Une carotte qui les pousserait à plus d’originalité et moins de reprises de vieux tubes des années 80 (merci Gérard Louvin). Une belle soirée, avec smoking et robes de grands couturiers, au cours de laquelle les téléspectateurs pourraient récompenser leurs émissions et animateurs préférés. Pour Nikos, tapez 1.
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