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Note : dans ce texte se sont glissés des noms d’émissions. Sauras tu les retrouver ? Celui qui donne le chiffre exact gagne un cadeau.

 

21 avril 2012. Une blonde chevaline apparaît sur les écrans du PAF et PAF !  La France refait son coming-out raciste. Enfoncé dans mon canapé La Redoute, je me tourne vers ma femme et lui annonce : Chérie, fais tes valises !

 

Elle me répond : « Taratata ! On va pas mettre la maison à vendre et faire nos 12 bagages maintenant !? »

 

Je lui dis du Tacotac : « Loulou, n’oublie pas mes paroles : la roue de la fortune vient de tourner. On ne peut pas rester dans un pays où le MasterChef s’appelle Marine.  Crois moi, cette femme a une Secret Story ».

 

Ni pute, ni soumise, mon épouse prend la défense de la gagnante du tiercé présidentiel : « On ne peut pas plaire à tout le monde, Chouchou. Et sincèrement, l’idée de me rendre en terre inconnue me pose un dilemme : et si on n’était pas les bienvenus dans la tribu ? »

 

On était en pleine scène de ménage. Sans aucun doute, on n’était pas couché. Si je voulais la convaincre, il fallait que je sorte le diner presque parfait :

« Chouchou, ne t’inquiète pas, on est une famille d’explorateurs ! Une famille en or ! Et je suis sur que les anges de la télé-réalité veillent sur nous »

 

Compréhensive, elle fait ses yeux d’Ali Badou et me glisse : « Je ne t’ai jamais zappé parce que je savais que tu avais le X-Factor. Tant qu’on est tous ensemble, je suis prête à prendre le premier Pekin Express avec ma fourchette et mon sac à dos… »

 

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Après une sacrée soirée de sommeil, j’hésite entre un thé ou un café. Ma femme, dans la chambre d’à côté, trie les affaires à prendre ou à laisser. Je l’entends crier aux enfants : n’oubliez pas votre brosse à dents ! ». Ma fille ne comprend pas : « mais pourquoi on s’en va ? ». Son grand frère lui tombe dessus : « Tu n’es pas au courant ?! Tout le monde en parle ! C’est la panique dans l’oreillette…Marine Le Pen a fêté sa victoire sur les Champs-Elysées avec ses Guignols toute la nuit ! Elle a même fini au Carré Viiiip. On a intérêt à quitter le pays si on ne veut pas devenir le Maillon faible ».

 

Sur les 12 coups de midi, on a pris la route. Ma femme me demande : « on va où ? ». « Chez mes parents » je lui réponds. « Ils vont t’adorer ». C’est vrai que ma mère n’a jamais voulu la rencontrer. « C’est qui cette fille qui veut épouser mon fils ? » criait-elle au téléphone quand je lui ai annoncé qu’on allait se marier, il y a quelques années. Depuis, ma femme en nourrit une certaine paranoïa, persuadée que tout le monde veut prendre sa place.

 

Et voilà comment nous sommes partis. Nous avons mis moins d’une semaine pour tout changer. Les trente millions d’amis de Marine, ceux qui ont voté pour elle sans se douter de ce qui adviendrait de leur patrie, nous ont poussé dehors. Désormais, je vis la vie de quelqu’un d’autre. La France me manque, souvent. Mais celle que j’aimais n’existe plus. La France a un incroyable talent. Mais elle a voté pour la mauvaise nouvelle star.

 

 


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Règle n°1. En parler à ses collègues de travail.

Quand tu as annoncé fièrement un lundi matin que tu attaques le super régime protéiné du docteur Dukan, tu ne peux pas te défiler le lendemain en avalant un Mars à la photocopieuse. En plus, les filles te trouvent courageux. En plus, on te demande des nouvelles de ton calvaire tous les jours, même ton patron, qui réfléchit lui aussi à perdre son embonpoint, mais non patron, vous êtes parfaits. Grâce au régime, t’es pas à l’abri d’être élu employé du mois.

 

Règle n°2. Ne pas écouter leurs conseils :

C’est un régime yo-yo, tu vas voir, tu vas fondre, les régimes ça ne sert à rien, il faut faire du sport, moi je ne mange plus que des sashimis à midi et je n’ai pas pris un gramme, je crois que t’as pas droit aux amandes, c’est pas dans la liste, le plus dur c’est la phase 2, je te conseille de t’acheter des chewing-gums, moi j’ai perdu 12 kilos en 2 mois, moi j’en ai pris 2 en 4 jours.

 

Règle n°3. Réclamer des louanges :

Demander tous les soirs à sa femme si elle trouve qu’on a perdu du poids, et faire la gueule si elle ne s’extasie pas sur votre ceinture abdominale en lâchant un vieux « tu me soutiens jamais, je me demande pourquoi je continue ».

 

Règle n°4. Se peser plusieurs fois par jour

Ne retenir que le chiffre qui vous arrange : le soir, après le dîner, vous faites 73,3 alors que le matin, à jeun, vous ne dépassiez pas les 72 ? Extasiez-vous de perdre des grammes tous les jours et truquez les statistiques.

 

Règle n°5. Ne pas finir son assiette.

De toutes les façons, il n’y a rien d’intéressant à l’intérieur : de la feuille de salade pas assaisonnée, du poisson blanc au teint parisien, et une tomate bio. Au milieu du repas, ne pas oublier de dire : « j’ai plus faim » en vous jetant en arrière au fond de votre siège, phrase qui forcera l’admiration de la personne en face, envieuse de tant de volonté.

 

Règle n°6. Se fixer des objectifs raisonnables.
Ne plus toucher à un Caprice des dieux ou à un pot de Nutella est sans aucun doute un objectif trop élevé. A la fin du régime, promis, juré, craché, j’arrête le fenouil.

 

Règle n°7. Ne pas rater un miroir.
A l’instar d’une femme tout juste enceinte qui se regarde dans la glace toutes les dix minutes pour voir si ça se remarque, placez vous de profil devant n’importe quelle surface réfléchissante pour admirer le dégonflement considérable de votre tour de taille.

 

Règle n°8. Ne pas être juif ou musulman.
Entre les aliments interdits par votre religion et ceux interdits par le docteur Dukan, il ne vous reste plus que l’eau. Même le pain sec est prohibé.

 

Règle n°9. Essayer d’anciennes fringues.
Ce vieux blouson en cuir qui traîne au fond du placard depuis quatre ans parce qu’un soir, la fermeture éclair a craqué, cette chemise préférée à qui il manque deux boutons au niveau du nombril, égarés sous une table après un repas trop copieux, le costume de votre mariage, dont vous ne mettiez plus que la veste, et encore, sans la fermer. Nouvelle ligne, ancienne garde-robe.

 

Règle n°10. Ne pas craquer.
Même si votre femme se tape toutes les tablettes de chocolat de la maison et perd plus de poids que vous. Même si un de vos collègues a ramené des loukoums. Même s’il fait 27 degrés dehors, que l’eau est tiède mais la bière fraiche. Même si votre fils n’a plus envie de ses Paille d’or et que vous si.


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C’est l’été, les célébrités tombent comme des mouches. La canicule ferait-elle des ravages sur les étoiles en tous genre ? Etoile déclinante, Farah Fawcett a rapidement été éclipsée par l’homme qui marchait sur la lune (et à l’envers en plus), MJ, lumineuse star, homme sombre. Plus récemment, l’étoile montante du tennis français, Mathieu Moncourt (un tennisman qui portait bien son nom) a succombé à un infarctus devant la porte de chez lui.

Morts étranges, toutes naturelles, chaque fois suspectes. Qui a tué Michael Jackson ? Moncourt était-il dopé ? Farah Fawcett n’était-elle pas déjà morte ?

Qui sera le prochain sur la liste ? Hier, un gars s’est suicidé en garde à vue. Ca compte ? Non, pas connu, le gars. Britney, Madonna, Stevie, sont sur la short-list des people que le monde pleurerait s’ils disparaissaient. Mais aucun d’entre eux ne créerait le tsunami de larmes qui s’est abattu sur la planète. Oui, il a plu cet été. Sur les joues des fans du monde entier.

Hommage étrange, d’ailleurs, retransmis à la TV, où l’on a cru voir Michael réincarné portant un tailleur noir. Et non, c’était Janet. 

En France, si Johnny nous lâchait, aurait-on droit à son cercueil au Stade de France ? Pas sûr. Mais la France perdrait assurément son étoile solaire, rapport au fait qu’elles sont offertes chez Optic 2000 (les solaires). Déjà qu’on a perdu l’étoile du berger (Michel)…

Et si je m’en allais, qui s’en soucierai ?


(Fin censurée car "j'aime pas la fin", a dit ma femme)

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On se demande souvent où les scénaristes de séries vont chercher leurs histoires. On pense notamment à ceux qui ont le don pour les anecdotes tordues, les personnages desaxés et les cliffhangers spectaculaires. Et bien, cette semaine, l’actu rattrape la fiction, et nous rappelle à une drôle de réalité : ces scénarii farfelues ne sont pas si éloignés de la réalité…

N’avez-vous pas pensé à Lost lorsqu’on vous a appris qu’un avion avait mystérieusement disparu des radars en plein milieu de l’océan ? Quand après vingt quatre heures, on n’en avait toujours pas trouvé la moindre trace ? Et que dire de ces histoires de vies et de mort qui accompagnent toujours les catastrophes : ce couple qui voyageait toujours séparément pour le cas où l’un d’eux subisse un accident ? Oui, l’un d’eux se trouvait dans l’AF447…Cet autre couple qui souhaitait avancer son vol et monter dans l’Airbus ? Cet homme et cette femme qui ratèrent l’avion, embarquèrent dans un vol Paris-Munich pour rejoindre Paris en voiture, et qui se sont finalement crashés sur une autoroute ? Il n’y a pas de hasard. Juste une destination finale.

Plus légèrement, la façon dont est mort David Carradine me faisait penser au début d’un épisode de CSI. Ce matin, je tombe sur un article qui annonce que l’acteur « n’a pas pu agir seul »…Enfin, nous savons depuis aujourd’hui qui est l’homme qui valait trois milliards : il s’agit de Christiano Ronaldo, et ce n’est pas un robot, mais un footballeur.

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Je n’ai pas vu « Dans la peau de Jacques Chirac », le précédent docu-fiction de Karl Zéro. Et pour tout dire, je n’étais pas spécialement fan du personnage avant d’assister à cette projection privée de W, son nouvel opus, que l’on projetait en avant-première pour les blogueurs influents dont j’étais entouré (et dont je ne suis pas, évidemment, avec mes quarante lecteurs quotidiens, dont fait d’ailleurs partie mon patron, que je salue au passage…).

Karl et son tutoiement avec les politiques représentaient pour moi l’entrée de ceux-ci dans l’ère de la communication de proximité, calculée, cynique, encore plus mensongère que celle qui consistait à ne pas répondre aux questions en utilisant un vocabulaire inconnu de la majeure partie des français.

Malgré tout, le sujet Bush faisant l’unanimité en France, je m’attendais à un pensum virulent, à un compte-rendu cynique de ces huit années de bushisme-boucherie. Finalement, non. George W. apparaît comme un personnage sympathique, drôle, plutôt intelligent, en tous les cas bien loin de la caricature que l’on en fait en France.


Première réaction, bien française : comment peut-on dépeindre cette ordure comme un personnage aussi attachant ? Zéro a-t-il à ce point le sens du contre-pied qu’il est prêt à faire passer ce diable pour un ange ?

Et puis…Karl a répondu aux questions de l’assistance. Et là, j’ai compris. Contrairement à un Michael Moore qui, sous prétexte de juger les actions d’un président et de son gouvernement, juge un homme, Karl Zéro joue la carte du portrait sans la fonction. Et sous cet angle, c’est vrai, George est un gars bien. Sous cet angle également, on comprend mieux pourquoi des millions d’américains l’ont élu deux fois à la tête de leur pays. Comparés au moralisateur Al Gore et au sinistre John Kerry, les US ont fait le choix de l’entertainment.


La conclusion de Karl Zero traduit également notre méconnaissance de l’Amérique : pour
lui, il ne fait aucun doute que Mc Cain va remporter les prochaines élections. J’ai beaucoup aimé sa vision de Barack Obama : « le meilleur Président US pour le reste du monde ». La semaine prochaine risque en effet de laisser à l’Europe et au reste du monde un goût amer…



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On a tous passé une journée de merde. Celle où le réveil n’a pas sonné alors que celui de votre patron, avec qui vous aviez rendez-vous, si. Celle où il y avait une coupure d’eau chaude. Celle où vous aviez oublié d’acheter du dentifrice. Celle où, en sortant en trombe de votre immeuble, vous vous êtes rendus compte qu’il pleuvait des cordes et que votre parapluie reposait au chaud dans le hall de votre appartement. Celle où, quelques mètres plus tard, en rejoignant la bouche de métro, vous avez appris que la RATP avait déclenché une grève surprise. Celle où vous avez couru à perdre haleine pour être à l’heure à votre entretien. Celle où vous auriez mieux fait de perdre haleine, car la vôtre se mêlait aux effluves de votre chemise imbibée de sueur. Celle où vos collègues ont commencé à vous appeler boule puante. Celle où en rentrant chez vous, vous avez marché dedans. Une journée de merde.

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